DOCUMENTAIRE | Au MCiné mercredi — Projection publique de « Nou Kreol, souf nou nasion » 

Une première projection publique – fort probablement l’unique – du film documentaire Nou Kreol, souf nou nasion, réalisé par Gopalen Chellapermal, est prévue au cinéma MCiné, à Trianon, mercredi à 18h30. Le projet a bénéficié du soutien du National Arts Fund (NAF).

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D’une durée de 100 minutes, Nou kreol, souf nou nasion retrace l’histoire de la langue créole, son cheminement avec les transformations qu’elle a connues au fil du temps, à travers une série d’entretiens de linguistes, pédagogues, écrivains, professeurs d’université, doctorant, militants de la langue, Speaker de l’assemblée nationale, dramaturge, chanteur, et usagers de la langue dans le quotidien. « Lide se montre kouma dan nou repiblik Moris, langaz kreol pe tras so sime depi plizir siek. Dokimanter-la ena enn aspe istorik ki evok so nesans, so sours. Li rakont zistwar langaz morisien a traver kontribisyon tou sa dimounn-la : lingwis, militan langaz kreol », déclare Gopalen Chellapermal.

« Dan Repiblik Moris an plin transformasion ek developman – ekonomik, politik, sosial ek kiltirel – enn langaz, kreol morisien pe tras so sime depi plis ki trwa siek. Enn langaz ki finn pran nesans dan brasaz bann pepleman ki vinn depi Lerop, Madagascar, Lafrik, Lind ek Lasinn. Langaz-la ti avan tou enn langaz de sirvi ek rezistans avan ki li vinn enn zouti kominikasion. Sa fim dokimanter-la rakont zistwar sa langaz-la. » C’est ainsi que le réalisateur présente le documentaire.

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Gopalen Chellapermal indique que ce projet de longue date a été réalisé grâce au soutien du NAF, fonds mis à sa disposition depuis 2023. Cependant, comme il était sur la production d’un autre documentaire, Nous sommes tous des migrants, le projet sur la langue créole a été mis en attente momentanément. Et c’est en 2024 que le réalisateur a commencé le tournage du documentaire, qui comprend notamment une série d’interviews d’une vingtaine de personnes. « J’avais déjà quelques interviews dans mes archives. Par exemple, j’avais déjà interviewé Dev Virahsawmy, linguiste et écrivain, Vinesh Hookoomsingh, linguiste et pédagogue, Henri Favory, dramaturge et metteur en scène, parmi d’autres », souligne-t-il.

En outre, interviennent dans ce documentaire : Nita Rughoonundun-Chellapermal, linguiste et pédagogue, Arnaud Carpooran, linguiste, Elsa Wiéhé, linguiste et pédagogue à l’Université de Boston, Yannick Bosquet, linguiste à l’Université de Maurice, Yani Maurer, chargé de cours à l’Université de Maurice, Kimberly Oxide, doctorant à l’Université de Maurice, Emmanuel Richon, artiste, écrivain et conservateur de musée à cette époque, Lindsey Collen, écrivaine et militante à Ledikasyon pu travayer (LPT), Alain Ah Vee, militant de LPT, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Michel Ducasse, écrivain et poète, Rama Poonoosamy, Gaston Valayden, dramaturge et metteur en scène, Melanie Pérès, écrivain et artiste, Gaëtan Abel, chanteur et auteur, Daniella Bastien, écrivaine et  musicienne, Chantal Didié et sa famille, habitants de Cotteau-Raffin, Santa Colette, fermier de Rodrigues, ainsi que Doula et Claudette Mercure, de Rodrigues.

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Le document tente de cerner le créole et son évolution sous différents angles : dans la musique, l’écriture, comme langue véhiculaire, mais aussi son impact sur les élèves à la suite de son introduction à l’école, à travers un témoignage. Il fait aussi de la place au créole rodriguais, qui a ses spécificités propres.

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