18E US-AFRICA BUSINESS SUMMIT — Florie Lizer (CCA) : « Maurice, vitrine africaine et passerelle stratégique vers les États-Unis »

  • Le ministre Ameer Meea : « Le pays est prêt pour accueillir ce sommet d’envergure internationale »

À quelques semaines du 18e US-Africa Business Summit, Maurice se prépare à accueillir l’un des plus grands rendez-vous économiques entre les États-Unis et le continent africain. Prévu en juillet, ce sommet réunira chefs d’État africains, représentants du gouvernement américain, investisseurs internationaux, institutions financières et dirigeants d’entreprises venus des quatre coins du monde. Pour les autorités mauriciennes comme pour les organisateurs du Corporate Council on Africa (CCA), le choix de Maurice ne relève pas du hasard.

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Le ministre des PME, Aadil Ameer Meea, a affirmé que le pays est pleinement prêt à accueillir cet événement d’envergure internationale. « Nous disposons du lieu, de l’équipe, de l’engagement du gouvernement et de la participation du secteur privé nécessaires pour organiser un événement exceptionnel en juillet », a-t-il déclaré. Selon lui, Maurice souhaite démontrer qu’elle est « un partenaire commercial et d’investissement sérieux, fiable et à long terme pour les États-Unis. »

Face à la presse, Florie Lizer, présidente de la CCA, a fait ressortir que « Maurice est une plateforme incontournable » entre l’Afrique et les marchés mondiaux. « Maurice est ouverte aux affaires, Maurice est connectée à l’Afrique, Maurice est un partenaire de confiance », a-t-elle affirmé.

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Elle a par ailleurs expliqué les raisons ayant poussé le conseil d’administration de l’organisation à choisir Maurice pour accueillir ce sommet continental. Selon elle, Maurice représente avant tout un modèle africain de réussite économique. « Maurice est un exemple de pays africain qui a su se transformer, passant d’une économie presque exclusivement sucrière à une économie diversifiée et moderne », dit-elle.

Aujourd’hui, le pays est considéré comme un centre financier majeur reliant l’Afrique aux marchés financiers internationaux, poursuit la présidente de la CCA. Ajoutant qu’au-delà des services financiers, Maurice s’est également développée dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les TIC, la fintech, le secteur maritime, les services professionnels, l’économie numérique et les investissements régionaux.

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Florie Lizer a souligné la présence croissante d’entreprises mauriciennes sur le continent africain. « Nous avons rencontré des entreprises mauriciennes qui investissent en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Botswana, au Kenya et dans plusieurs autres pays africains. (…) Maurice illustre parfaitement ce que l’Afrique peut accomplir lorsqu’un pays mise sur la stabilité, la bonne gouvernance, l’ouverture économique et l’innovation », avance-t-elle.
La présidente de la CCA est revenu sur le fait que le sommet ne sera pas uniquement centré sur Maurice, mais bien sur l’ensemble du continent africain. « Il ne s’agit pas d’un sommet USA–Maurice, mais d’un sommet USA–Afrique », soulignent d’ailleurs les organisateurs. Toutefois, nuancent-ils, Maurice jouera un rôle clé comme plateforme régionale et porte d’entrée vers les marchés africains. Les organisateurs estiment en effet que le pays possède « les infrastructures, l’environnement des affaires et la crédibilité nécessaires » pour servir de pont entre les investisseurs américains et les économies africaines.

Ils ont également salué le leadership du gouvernement mauricien ainsi que l’implication active du secteur privé local dans la préparation de l’événement. Lors d’une visite effectuée en décembre dernier, les représentants du CCA avaient d’ailleurs rencontré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, ainsi que plusieurs ministres de son gouvernement, dont ceux des Affaires étrangères, du Commerce et des PME. « Nous sommes très satisfaits de l’avancement des préparatifs et du leadership démontré par le gouvernement mauricien », ont-ils affirmé.

Le sommet devrait attirer environ 2 500 participants, voire davantage. L’année dernière, en Angola, près de 2 800 personnalités des affaires et de la politique avaient participé aux travaux. Cette année encore, plusieurs chefs d’État africains, vice-présidents, Premiers ministres et ministres sont attendus à Maurice. Les discussions porteront notamment sur le commerce, l’énergie, les infrastructures, les TIC, la santé, la finance, l’agro-industrie, la fintech et l’intelligence artificielle.

Du côté américain, une importante délégation gouvernementale est également annoncée. Des représentants du Département d’État, du Département du Commerce, de l’Export-Import Bank des États-Unis, de la Development Finance Corporation (DFC), de la Millennium Challenge Corporation et d’autres agences fédérales devraient ainsi effectuer le déplacement.

De même, des dirigeants de multinationales américaines et africaines participeront également au sommet afin d’explorer des opportunités d’investissement et de partenariat. L’un des objectifs majeurs de ce sommet est d’ailleurs de favoriser des partenariats économiques concrets entre entreprises américaines et africaines. L’an dernier, lors du sommet organisé en Angola, des accords évalués à plus de USD 4,2 milliards avaient été annoncés.

Les organisateurs espèrent que Maurice permettra de générer de nouveaux investissements majeurs dans plusieurs secteurs stratégiques. Pour Maurice, cet événement représente également une formidable vitrine internationale. Le pays pourra mettre en avant ses réussites économiques, ses infrastructures modernes, sa stabilité politique et son rôle stratégique dans les échanges régionaux.

Les organisateurs estiment que le sommet permettra aussi de démontrer le leadership mauricien sur le continent africain et son rôle croissant dans les échanges internationaux. « Maurice excelle dans la promotion de ses atouts et dans son rôle de tremplin vers l’Afrique », ont-ils ajouté. Mais au-delà des services financiers, plusieurs secteurs mauriciens devraient bénéficier des retombées de cet événement, notamment le tourisme d’affaires, les technologies, la logistique portuaire, les services professionnels et l’économie numérique.

Les responsables américains présents lors des préparatifs du sommet ont également insisté sur l’importance croissante de l’Afrique dans la stratégie économique des États-Unis. Selon eux, le continent africain représente un marché d’avenir grâce à sa population jeune, son urbanisation rapide et son potentiel économique considérable. « Les entreprises américaines savent que leur croissance future passe aussi par l’Afrique », ont-ils expliqué.
Ils ont également réaffirmé l’importance de l’African Growth and Opportunity Act, qui permet aux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane ni quotas. Florie Lizer estime que le sommet de Maurice devra contribuer à renforcer davantage les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique dans les années à venir.

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