SÉCURITÉ ROUTIÈRE — PPP : points pour piétons

Qui n’a jamais fait l’expérience de voir un piéton traverser subitement une route ou surgir derrière une voiture qui recule, comme s’il était seul au monde ? À cet instant, certains ne pensent même pas à leur vulnérabilité face à une voiture. D’autres, eux, marchent avec des oreillettes plantées dans les oreilles, le téléphone collé à la main, les yeux rivés sur un écran, complètement déconnectés de ce qui se passe autour d’eux. Et après, au moindre accident, on accuse immédiatement les automobilistes. Mais à quel moment chacun prend-il ses responsabilités ?
Un piéton n’est pas invincible, et une voiture ne s’arrête pas instantanément par magie, surtout lorsque quelqu’un traverse sans prêter attention à ce qui se passe sur la route. Combien de personnes décident de passer derrière une voiture qui recule alors qu’elles sont à cinquante centimètres d’elle ? Combien s’engagent sur un passage piéton en supposant automatiquement que le conducteur les a vus ? Oui, il faut voir les piétons. Oui, il faut s’arrêter. Mais…
J’ai failli renverser une demoiselle qui marchait tranquillement sur le trottoir. Tout à coup, en voyant un passage piéton, elle s’est retournée et a traversé comme sur un coup de tête, les yeux toujours fixés sur son téléphone. Une seconde avant, rien ne laissait penser qu’elle allait traverser. C’est parfois insupportable. Enrageant !
Les oreillettes aggravent encore le problème car beaucoup n’entendent ni klaxon ni freinage. Ils avancent dans une bulle, inconscients du danger. Les conducteurs doivent alors anticiper l’imprévisible : un piéton qui change brusquement de direction, qui traverse au rouge, ou qui déboule sans regarder. C’est une tension permanente.
Bien sûr, nous, automobilistes, devons rester prudents mais la sécurité routière est l’affaire de tous. Traverser une route demande un minimum de bon sens : lever les yeux, vérifier que les véhicules ralentissent, établir un contact visuel avec le conducteur, enlever ses écouteurs quelques secondes et ranger ce foutu téléphone.
Parce qu’au final, dans un choc entre une voiture et un piéton, c’est souvent le piéton qui paie le prix le plus lourd. Un message peut attendre. Une vidéo peut attendre. Une vie, non.

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Road Courtesy

PS : Au policier qui aidait à la circulation à Phoenix cette semaine : avec un masque couvrant presque tout le visage sous son casque de motard, en train de parler au téléphone (avec des oreillettes sans doute), et dont les mains s’agitaient au rythme de sa conversation tout en faisant signe aux voitures d’avancer ou de s’arrêter… confusion totale pour nous ! Des petits points aussi pour eux, c’est possible ?

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