Redevance TV : la suppression de la taxe de Rs 150 reportée face aux difficultés financières de la MBC

La suppression de la redevance télévisuelle de Rs 150 par mois devra encore attendre. Le gouvernement maintient son engagement, mais estime que la situation financière de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) ne permet pas, à ce stade, de se passer de cette source de revenus. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre au Parlement mardi, évoquant un déficit de près de Rs 1,5 milliard, une dette de Rs 165,5 millions et des engagements liés aux pensions évalués à Rs 1,8 milliard.

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Répondant à une question de la députée Annabelle Savabaddy, le chef du gouvernement a rappelé que la redevance télévisuelle est perçue en vertu de la MBC Collection of Licence Fees Act de 1984. Celle-ci prévoit que les consommateurs domestiques paient la redevance en même temps que leur facture d’électricité, sauf s’ils ne possèdent pas de téléviseur ou s’ils remplissent les critères d’exemption prévus par la loi.

À la fin d’avril 2026, quelque 28 560 abonnés résidentiels étaient exemptés du paiement de cette taxe, notamment ceux dont la consommation annuelle d’électricité ne dépasse pas 396 kWh.

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Le Premier ministre a expliqué que la suppression de la redevance reste à l’ordre du jour, mais qu’elle doit être examinée à la lumière de la santé financière de la MBC et de sa capacité à poursuivre sa mission de service public. « Pour le moment, l’abolition de la redevance est différée », a-t-il fait comprendre.

À son arrivée au pouvoir en novembre 2024, le gouvernement dit avoir hérité d’une situation financière particulièrement difficile à la MBC. Face à ce constat, une opération de redressement a été engagée dès décembre de la même année par la nouvelle direction et le conseil d’administration.

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Interrogé également sur le dossier de la libéralisation du paysage audiovisuel et l’éventuelle arrivée de chaînes de télévision privées, le chef du gouvernement a indiqué que la question est actuellement à l’étude, tout en réaffirmant qu’il s’agit d’un engagement du gouvernement. Aucun calendrier n’a toutefois été avancé.

Lors de la tranche des questions supplémentaires, le député Eshan Juman a voulu connaître le montant des recettes générées annuellement par la redevance télévisuelle. Le Premier ministre a répondu qu’il disposait des chiffres, mais a surtout insisté sur le fait que les revenus actuels de la MBC ne permettent pas d’envisager, à ce stade, la suppression de cette source de financement.

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