Budget 2026/27 – Parole aux Mauriciens : entre vie chère, frustrations sociales et attentes urgentes d’un soulagement concret

À l’approche du Budget 2026-2027, les témoignages convergent autour d’une même réalité : la pression du coût de la vie qui pèse lourdement sur les ménages. Entre la flambée des prix des produits de base, les salaires jugés insuffisants, les inquiétudes liées aux allocations et aux pensions, ainsi que les appels à un meilleur soutien des plus vulnérables, les Mauriciens attendent des mesures concrètes capables d’avoir un impact direct sur leur quotidien.

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Kaviraj Juleemun, enseignant de mathématiques : « Met sibvansion lor poul, pwason ek lavyann », réclame un enseignant

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Kaviraj Juleemun, enseignant de mathématiques, se dit inquiet face  à une hausse du taux directeur (repo rate) dans le prochain Budget. Selon lui, le gouvernement devra toutefois veiller à l’impact d’une telle mesure sur les familles ayant contracté des emprunts bancaires.

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« Bizin osi pans bann fami ki pe pey zot pret labank. Si repo rate monte, sa pou met plis presion lor zot bidze », explique-t-il.

Il estime également que l’État devrait renforcer les mesures de soutien au pouvoir d’achat. « Met sibvansion lor plis prodwi kouma poul, pwason, lavyann ek bann bwat konserv », plaide-t-il. Pour cet enseignant, la subvention de certains produits de première nécessité permettrait de maintenir les prix à un niveau abordable et d’alléger le fardeau financier des ménages les plus modestes.

Diolena Celestin, 25 ans : «Pa zis koup bann alokasyon, bizin get difikilte bann fami »

Diolena Celestin, 25 ans, se dit préoccupée par une éventuelle suppression ou réduction de certaines allocations sociales. Selon elle, de nombreuses familles dépendent de cette aide pour faire face aux dépenses du quotidien.

« Mwa mo trouve ki li pa zis ki zot koup bann alokasyon, parski ena dimounn ki konte lor sa pou fer roul zot lakaz, sirtou bann mama selibatèr ki pena ase revni. Ena ki konte lor sa larzan-la pou aste keksoz ki manke pou zot bann zanfan », explique-t-elle.

La jeune femme estime que les autorités devraient accorder une attention particulière aux veuves, aux mères célibataires et aux familles à faibles revenus.

« Zot ti bizin soutenir bann fam  vev ek bann mama ki tousel pe elve zot bann zanfan. Ena bann mama ki pa pe resi zwenn de bout, mem si zot pe travay, parski lavi finn vinn bien ser ek tou keksoz pe ogmante », affirme-t-elle. Pour Diolena Celestin, les mesures budgétaires devraient avant tout tenir compte des réalités auxquelles sont confrontés les ménages les plus vulnérables.

 

Caroline Achille : « Bizin revwar pansion ek fer bes pri bann prodwi alimanter »

Caroline Achille estime que le gouvernement devrait accorder une attention particulière aux personnes âgées disposant de faibles revenus. Selon elle, une révision du système de pension de vieillesse permettrait d’apporter un soutien plus adapté aux retraités les plus vulnérables.

« Li ti pou bon si zot revwar sa pansion de vieyes-la, sirtou pou bann dimounn ki ena enn revni feb », affirme-t-elle. Face à la hausse du coût de la vie, elle plaide également pour une baisse des prix des produits alimentaires afin d’alléger le fardeau des familles les plus modestes.

« Bizin fer bese pri bann prodwi alimanter ek donn plis soutyin bann dimounn ki pe gagn difikilte pou fer fas ar lavi toulezour », soutient-elle. Caroline Achille propose aussi le rétablissement de la taxe municipale, estimant qu’elle pourrait permettre aux collectivités locales de mieux répondre aux besoins de la population. « Tax minisipal ti pou bon remet pou bann lavil ek vilaz. Sa ti pou permet bann minisipalite ek lezot lotorite lokal gagn plis mwayin pou ed dimounn dan sak landrwa », conclut-elle.

Kristelle :

« Bizin plis soutyin pou bann fami an difikilte ek enn ogmantasion saler »

Kristelle souhaite que le gouvernement accorde davantage d’attention aux familles défavorisées, aux mères célibataires et aux enfants en difficulté. Selon elle, de nombreuses familles ont besoin d’un soutien accru pour faire face aux dépenses liées à l’alimentation et à la scolarité.

« Mo krwar gouvernman bizin pans plis bann fami pov, bann mama selibatèr ek bann zanfan ki pe grandi dan bann sitiasion difisil. Ena bokou dimounn ki bizin led pou aste manze ek bann fourniti lekol », explique-t-elle.

Elle estime également que certaines mesures d’aide scolaire devraient être réintroduites afin d’alléger le budget des ménages.« Kouma avan, li ti pou bon remet bann sibvansion pou soutenir bann fami dan bezwen. Par exanp, donn enn led direk bann lekol maternel. Sa ti ed bokou paran ek ti diminie bann depans toulezour », soutient-elle.

Kristelle espère aussi que le prochain Budget apportera une augmentation salariale afin d’aider les travailleurs à faire face à la hausse du coût de la vie. « Mo espere osi krwar ena enn ogmantasion saler pou ki nou, bann travayer, kapav fer fas ar lavi ki pe vinn de pli an pli ser. Azordi, depans pou manze, transpor ek bann fakti pe kontign ogmante, ek sa pe met bokou fami dan difikilte », conclut-elle.

Prisheela Mottee : « Congé menstruel, protection des victimes et égalité  »

Parmi ses principales propositions, l’association Raise Brave Girls, représentée notamment par Prisheela Mottee, plaide pour l’introduction d’un congé menstruel destiné aux femmes souffrant de douleurs menstruelles sévères ou de pathologies comme l’endométriose. Selon l’organisation, cette mesure constituerait une avancée importante en matière de santé publique, de dignité au travail et d’égalité des chances.

De nombreuses femmes sont aujourd’hui contraintes de travailler malgré des douleurs invalidantes, qui affectent leur bien-être, leur concentration et leur productivité. L’instauration d’un congé menstruel permettrait, selon l’association, de reconnaître cette réalité médicale et de favoriser un environnement professionnel plus inclusif.

Raise Brave Girls recommande également un renforcement des dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre. Cela passe par un meilleur accompagnement des refuges pour victimes, un accès facilité à l’assistance juridique et des campagnes nationales de sensibilisation contre les violences domestiques et sexuelles.

Dans le domaine judiciaire, l’organisation propose d’élargir l’usage des bracelets électroniques pour certains délinquants, notamment dans les cas de violences domestiques, afin de mieux protéger les victimes tout en contribuant à réduire la surpopulation carcérale.

L’association plaide aussi pour l’introduction d’une éducation complète à la sexualité dans les écoles, afin de promouvoir le respect, le consentement et la prévention des comportements à risque. Elle demande également un meilleur accès aux services de santé reproductive, notamment aux contraceptifs et aux soins maternels.

Sur le plan social, Raise Brave Girls propose la création de refuges pour les personnes LGBTQI+ confrontées à la violence, à la discrimination ou au rejet familial, ainsi qu’une approche plus inclusive des services publics en matière de genre.

Enfin, l’organisation insiste sur la nécessité de promouvoir l’égalité économique à travers des politiques de ressources humaines plus inclusives, le renforcement de l’égalité salariale et la création de nouvelles opportunités professionnelles pour les femmes.

Shamima Peer:  »Les familles mauriciennes attendent des mesures concrètes »

Shamima Peer

Pour Shamima Peer, General Manager Sales, les préoccupations des consommateurs convergent vers une même réalité : la nécessité de retrouver un peu d’oxygène face à la hausse persistante du coût de la vie. Selon elle, de nombreuses familles espèrent des mesures capables d’apporter un soulagement concret à leur budget et de restaurer une partie du pouvoir d’achat érodé au fil des derniers mois.

« Dans les foyers mauriciens, les dépenses essentielles occupent une place de plus en plus importante. Qu’il s’agisse de l’alimentation, du logement, du transport, de l’éducation ou encore des soins de santé, chaque augmentation se répercute directement sur les finances des ménages. Les familles à revenus modestes et moyens se retrouvent particulièrement exposées à cette pression grandissante. »

Pour l’intervenante, le prochain exercice budgétaire ne sera pas uniquement jugé à l’aune des grands équilibres financiers ou des performances macroéconomiques. Il sera surtout évalué à travers son impact sur le quotidien des citoyens. Les parents qui s’efforcent de joindre les deux bouts, les retraités confrontés à la hausse des dépenses courantes ou encore les jeunes ménages cherchant à bâtir leur avenir attendent des réponses à des préoccupations bien réelles.

Parmi les mesures les plus souvent évoquées figurent le renforcement des dispositifs d’aide aux familles vulnérables, des initiatives destinées à préserver le pouvoir d’achat ainsi que des actions visant à atténuer les effets de l’inflation sur les produits de consommation courante. Plusieurs acteurs économiques et sociaux ont également plaidé en faveur d’un soutien ciblé permettant de soulager les ménages sans compromettre les équilibres budgétaires du pays.

 Alain Jeannot : « Le sport, la prévention et l’éducation doivent devenir des priorités nationales »

Alain Jeannot, ancien responsable de l’ONG Prévention Routière Avant Tout (PRAT), estime que les priorités du pays doivent dépasser les seules considérations économiques. Selon lui, les investissements dans le sport, la culture, la prévention et l’éducation citoyenne constituent des outils essentiels pour répondre à plusieurs défis sociaux auxquels Maurice est confrontée.

L’ancien responsable de la sécurité routière plaide en premier lieu pour un soutien accru aux activités sportives et culturelles. Il considère ces secteurs comme des remparts contre l’alcoolisme, la toxicomanie et d’autres formes de délinquance qui touchent une partie de la jeunesse.

« Le sport et la culture sont aussi des leviers importants pour promouvoir la santé publique », soutient-il. Il rappelle que les maladies cardiovasculaires et le diabète figurent parmi les principales causes de mortalité dans le pays et représentent une charge importante pour le système de santé.

Autre proposition avancée : la création et l’entretien d’un potager dans chaque établissement scolaire. Pour Alain Jeannot, une telle initiative constituerait un premier pas vers le renforcement de la sécurité alimentaire, tout en sensibilisant les jeunes générations à l’agriculture et au respect de l’environnement.

Le président de PRAT met également l’accent sur la sécurité routière. Il recommande la mise en place d’unités spécialisées chargées de la conception, de l’installation et de l’entretien des marquages routiers ainsi que du mobilier de signalisation. Selon lui, des marquages visibles et bien entretenus peuvent contribuer de manière significative à la réduction des accidents. Il insiste aussi sur la nécessité de disposer de panneaux de signalisation clairs, rétro-réfléchissants et correctement positionnés.

S’agissant de l’alcool et du tabac, Alain Jeannot met en garde contre une hausse systématique de la fiscalité. Selon lui, l’accent devrait davantage être mis sur la prévention et la sensibilisation. Il estime qu’une augmentation excessive des taxes sur l’alcool pourrait pousser certains consommateurs vers les drogues de synthèse, souvent plus accessibles et potentiellement plus dangereuses.

Anouchka : « Le temps du constat est passé, les Mauriciens attendent des solutions »

Anouchka Head of compliance

« Mais une partie de la population estime aujourd’hui que le temps du diagnostic touche à sa fin. Si dresser un état des lieux était nécessaire au départ, les attentes se tournent désormais vers les solutions. Les Mauriciens veulent savoir comment l’économie sera relancée, comment le coût de la vie sera maîtrisé et quelles mesures seront prises pour améliorer leur quotidien. »

Reconnaître les difficultés héritées du passé est une chose. Apporter des réponses concrètes en est une autre. Après plus d’un an aux responsabilités, c’est désormais sur sa capacité à agir et à produire des résultats que le gouvernement sera jugé.

« Pa kapav tou le tan koz lagè Ukraine, Amerika ek Iran, me lifestyle nou bann politisien la kan pou sanze ? »

Ashvin Gudday: « Le Budget doit répondre aux difficultés réelles de la population»

Ashvin Gudday, militant syndical

Ashvin Gudday estime que les attentes de la population sont particulièrement élevées dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques qui continuent de peser sur de nombreux ménages.

Il revient d’abord sur la réforme de la pension de vieillesse annoncée lors du précédent exercice budgétaire, notamment le relèvement progressif de l’âge d’éligibilité à 65 ans. Selon lui, cette mesure demeure l’une des plus contestées du mandat actuel et continue d’alimenter les critiques au sein de la population. Il rappelle que le gouvernement avait justifié cette décision par la situation financière du pays et les risques évoqués concernant la notation économique de Maurice.

Pour Ashvin Gudday, les Mauriciens attendent aujourd’hui des mesures capables d’apporter un soulagement concret face à la flambée des prix. Il souligne que de nombreux produits de consommation continuent d’augmenter, tandis que la compensation salariale accordée aux travailleurs reste insuffisante pour compenser l’érosion du pouvoir d’achat. Il regrette également que certaines promesses faites aux personnes âgées, notamment concernant l’accès gratuit à certains médicaments, ne se soient toujours pas concrétisées.

Au chapitre social, il plaide pour des mesures destinées à soutenir les ménages les plus vulnérables et les travailleurs confrontés à la hausse constante du coût de la vie. Il estime notamment que certains mécanismes d’aide devraient être renforcés et que certains critères d’éligibilité mériteraient d’être réexaminés afin de mieux refléter la réalité économique actuelle. Il appelle également à un meilleur contrôle des prix et à une réflexion sur la fiscalité appliquée à certains produits de première nécessité.

 Priscilla Bholanauth-Moothien plaide pour une réponse nationale à l’errance animale

Priscilla Bholanauth-Moothien, secrétaire de l’ONG Quatre Tilapat, estime que la question de l’errance animale ne peut plus être reléguée au second plan. Selon elle, la présence croissante de chiens et de chats errants constitue aujourd’hui un problème national, qui nécessite une réponse structurée et durable.

La secrétaire de Quatre Tilapat souhaite ainsi voir figurer dans le prochain budget des mesures concrètes en faveur de la stérilisation à grande échelle des animaux errants. Elle plaide également pour la création de structures d’accueil adaptées, notamment des sanctuaires nationaux destinés à recueillir les chiens et les chats abandonnés ou vivant dans la rue.

Autre revendication portée par l’ONG : un soutien financier visant à réduire le coût des traitements vétérinaires.

« Le prix des médicaments pour animaux demeure particulièrement élevé et représente un obstacle pour de nombreux propriétaires ainsi que pour les associations engagées dans la protection animale. »

DEV RAMANO, Avocat :« Les gouvernements successifs ont suivi la même recette. »

DEV RAMANO
Avocat et militant politique engagé

Dev Ramano estime qu’il ne faut pas analyser le Budget 2026-2027 de manière isolée. Selon lui, ses fondements remontent déjà au Budget 2025-2026, marqué par des indicateurs jugés préoccupants : dette publique de Rs 647 milliards (près de 90 % du PIB), déficit budgétaire de Rs 70 milliards (9,8 % du PIB), déficit commercial de Rs 303,7 milliards et service de la dette de Rs 21,8 milliards.

Pour lui, ces chiffres ont servi de justification aux mesures actuelles et à venir, mais le problème est structurel et ancien. Il estime que les gouvernements successifs ont maintenu le même modèle économique sans en remettre en cause les fondements.

Il rappelle notamment la baisse progressive de l’impôt sur les sociétés, passé de plus de 40 % avant les années 2000 à 35 % en 2005, puis à un taux unique de 15 %. Selon lui, cette réforme, censée stimuler la croissance, a réduit les recettes de l’État et contribué à l’aggravation du déficit public.

Dev Ramano considère que les difficultés actuelles découlent de ces choix et que les autorités cherchent aujourd’hui à compenser ce manque à gagner à travers certaines mesures touchant les pensions, la protection sociale et l’élargissement de la TVA.

Il critique également la tendance à invoquer des facteurs externes — tensions internationales, prix du pétrole ou situation au détroit d’Ormuz — pour expliquer la conjoncture économique.

Enfin, il dénonce ce qu’il qualifie de « politique sans alternative », estimant que les mêmes recettes sont reproduites, notamment la privatisation et le transfert des charges vers les ménages. Selon lui, la fiscalité repose de plus en plus sur la TVA, supportée principalement par les citoyens ordinaires, tandis que les grandes fortunes bénéficieraient d’un traitement plus favorable.

 Dave Kissoondoyal : « Un budget doit répondre aux vraies préoccupations des Mauriciens »

Pour Dave Kissoondoyal, entrepreneur, le Budget 2026-2027 doit avant tout faire preuve de sincérité, de courage politique et d’une vision claire pour l’avenir. Il estime que les Mauriciens attendent des réponses concrètes, et non une succession d’annonces médiatiques à court terme.

Selon lui, les priorités sont connues : coût de la vie, emploi, logement, santé, sécurité, mobilité et protection des personnes âgées et vulnérables. « Un bon budget doit répondre aux véritables préoccupations des Mauriciens », souligne-t-il.

L’entrepreneur plaide également pour des mesures favorisant la croissance économique sans pénaliser les classes moyennes et les travailleurs, notamment à travers le soutien aux PME, la création d’emplois et le développement de nouveaux secteurs.

Il insiste aussi sur la nécessité de renforcer la souveraineté alimentaire et énergétique, ainsi que de mettre en œuvre des réformes structurelles pour améliorer la productivité et restaurer la confiance des investisseurs.

Mais Dave Kissoondoyal exprime aussi ses inquiétudes. Il redoute une répétition des mêmes approches budgétaires, avec des mesures populaires en surface et des décisions plus difficiles ayant un impact sur le pouvoir d’achat.

Il rappelle notamment la décision controversée du relèvement de l’âge d’éligibilité à la pension de vieillesse à 65 ans, encore présente dans les esprits.

Pour lui, le véritable enjeu dépasse la communication politique : « Gouverner ne consiste pas à gérer l’opinion publique, mais à anticiper les défis et à améliorer durablement la vie des citoyens. »

Enfin, il estime que les Mauriciens jugeront ce budget non pas sur son annonce, mais sur ses effets concrets dans le temps.

Emanuel Cateaux, Commercial Advisor et habitant de Curepipe : « Bizin fer bese pri bann prodwi de baz »

« Personnellement, mes attentes concernant le budget sont surtout axées sur la baisse des prix des produits de base. Par exemple, le lait en poudre, la farine, le riz, l’huile et le thé doivent rester stables face à la dureté de la vie.

J’aimerais aussi que le gouvernement inclue dans son budget des aides ciblées pour les sans-abri ainsi que pour les familles les plus démunies.

Et surtout, en cette période d’hiver, qu’ils mettent à la disposition des personnes vulnérables un endroit où loger, et qu’ils puissent avoir un repas chaud chaque jour. »

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