Incroyable duo que forme le père, Aurélien Gauthier, et son fils, Saël, 3 ans. Il est la plume et l’orchestrateur derrière l’écriture de la BD, tout en transformant les dessins choisis par son fils avec l’aide de l’intelligence artificielle. Père et fils ont ainsi donné vie à l’imaginaire autour de la BD Le Voyageur magique. Rendez-vous est donc pris ce samedi de 13h à 15h à Grand-Baie La Croisette pour une séance spéciale dédicaces .
Avec des grands-parents d’origine réunionnaise, cela a poussé le Français Aurélien Gauthier à effectuer des recherches généalogiques et de trouver que, du côté de sa mère, il y avait bien cette touche de métissage des îles de l’océan Indien. Installé depuis cinq ans à Maurice avec son épouse, Aurélien est surtout un passionné de cinéma, qu’il a un peu délaissé pour le côté commercial. Le hasard fait qu’il y a deux ans, il est recruté pour un doublage de voix française de séries indiennes. Et… c’est la révélation. Il se rend alors compte qu’il est fait pour ce métier, et, ce regain de confiance le ramène même à sa passion de jeunesse avec, dit-il, cette possibilité de créer et d’avancer.
Le Voyageur Magique est né de cette envie de créer, mais plus sur le fil du simple hasard. Tout est parti d’un voyage en France avec son fils Saël, 3 ans, pour le mariage de son frère. Suite aux réflexions de son petit garçon, Aurélien se rend compte que bien qu’il ait une double nationalité, ces réflexions d’enfant sur ce voyage étaient plutôt d’ordre initiatique. « Si Saël pouvait voler, il traverserait les nuages en un clin d’œil pour retrouver ce qu’il aime à l’autre bout de la Terre. Une rencontre inattendue qui a transformé son souhait le plus cher en une véritable aventure. »
Il a fallu six mois pour voir la concrétisation de ce projet avec la création d’images assistée par l’intelligence artificielle et un texte empli d’émotions ciselé par Aurélien… sous la supervision bien sûr de Saël. « Il voulait que sa prof soit dans le dessin ainsi que ses amis. Et c’est cela qui a engendré un processus d’écriture entre fils et père. Saël m’a donné les noms des personnes qu’il voulait voir dans sa BD, des mises en scène – dont la montagne du Morne, qu’il voulait avoir comme dessin –, des couleurs… C’est un projet incroyable, et ce livre est dédié à tous les enfants qui grandissent avec une double culture. »
Ce qui séduit le plus dans ce dialogue entre père et fils, c’est cette démarche sincère faisant que l’aventure devienne éducative et permette d’inciter d’autres petits explorateurs en herbe à en faire de même. Saël venait en effet de découvrir un pays qu’il ne connaissait pas, et a eu envie de se projeter dans ce nouvel univers. De là est né Le Voyageur Magique.
Toutefois, l’aventure n’aura pas toujours été simple. Aurélien, à la tête de Studio Yemoja, s’est en effet investi seul dans le projet. « Ce n’est pas évident de tout gérer en termes de finances et de temps », dit-il. D’où son souhait que ce livre trouve un bon écho auprès des jeunes et de leurs parents.
« J’ai voulu montrer à mon fils que, même en travaillant, je m’intéressai à ses préoccupations d’enfant. En écrivant ce livre avec mon fils, je me suis rendu à l’évidence que les auteurs d’ouvrages pour enfants doivent se renouveler. Le monde a évolué, le vocabulaire des enfants s’est enrichi… Et c’est à nous, parents, de développer leur créativité, et d’accepter que, même adulte, on a tous toujours gardé notre âme d’enfant », dit Aurélien pour conclure. Le Voyageur Magique est en vente dans toutes les librairies Bookcourt de l’île.

