- Des clowns médicaux interviennent auprès des enfants hospitalisés depuis 2017
- Novaterra renouvelle son partenariat avec Mediclown de l’Île et triple leur présence — de 6 à 18 heures par semaine
À l’hôpital, on ne rit pas souvent. À l’hôpital SSRN de Pamplemousses, si. Ce n’est pas une ordonnance habituelle — pas de molécule, pas de posologie. Juste un clown, un jeu, un sourire arraché à l’inquiétude. Depuis 2017, les clowns médicaux de Mediclown de l’Île pratiquent cet art auprès des enfants hospitalisés au SSRN. En 2026, avec le soutien renouvelé de Novaterra, filiale immobilière du groupe Terra, le programme prend une nouvelle dimension : 18 heures de présence par semaine, contre 6 jusqu’ici.
Ce triplement s’inscrit dans un plan de développement sur trois ans, pensé pour que chaque enfant hospitalisé au SSRN puisse bénéficier de ces instants de légèreté — une approche reconnue et documentée par de nombreuses études en pédiatrie pour accompagner la guérison des jeunes patients.
Derrière le nez rouge
Les clowns de Mediclown allient pratique artistique, psychologie de l’enfant et éthique hospitalière. Ils interviennent en coordination directe avec les équipes soignantes — lors des examens, des soins, des temps d’attente — pour détourner l’attention, apaiser l’angoisse, faciliter la coopération et soutenir les familles.
Sharon Juhl, alias « Yool le clown », pilote le programme au sein de Mediclown. Elle pose les mots avec précision : « Le clown hospitalier ne se limite pas au divertissement : c’est un véritable levier de soutien thérapeutique au service du bien-être des enfants hospitalisés. En apaisant l’anxiété liée aux soins, en facilitant la coopération lors des actes médicaux et en apportant un soutien émotionnel aux familles, il transforme concrètement l’expérience hospitalière. Le soutien renouvelé de Novaterra nous permet d’aller encore plus loin dans notre mission, et nous en sommes profondément reconnaissants. »
Renouvellement de leur engagement
Pour Novaterra, ce renouvellement n’est pas un geste symbolique. C’est une posture. « La maladie ne touche pas seulement le corps, elle pèse aussi sur le moral des petits patients et de leurs familles. Dans ces moments-là, le rire devient un véritable soutien », explique Emeric Vigier de Latour, Senior Manager – Communication & Marketing de l’entreprise. « Nous avons aussi une responsabilité humaine. Soutenir Mediclown, c’est agir concrètement pour apporter du réconfort, de la légèreté et de l’espoir à ceux qui en ont le plus besoin. Ce partenariat fait partie des initiatives qui nous tiennent le plus à cœur. »
11 800 interactions en neuf ans. Et bientôt beaucoup plus. À Pamplemousses, le rire a trouvé son adresse. La maladie, elle, ne prévient pas. Le clown, lui, revient chaque semaine. De plus en plus souvent.
Des chiffres, mais surtout des visages
2017. C’est l’année où le programme Mediclown s’installe au SSRN de Pamplemousses.
2 300 heures d’intervention cumulées depuis le lancement.
11 800 interactions enregistrées auprès des enfants et de leurs familles en neuf ans.
312 heures d’intervention en 2025, réparties sur 104 visites.
1 600 interactions comptabilisées sur la seule année 2025.
Novembre 2025. Présence renforcée lors de la mission chirurgicale pédiatrique Mending Kids en cardiologie, pour accompagner au plus près les enfants opérés.
Dans les services, le constat est unanime : une atmosphère plus apaisée, des enfants plus réceptifs aux soins, des familles un peu moins seules face à l’épreuve.

