La police de Metro Nord a mené une vaste opération, baptisée « Thunderstrike », mardi entre 3h et 14h. Au cours de cette intervention, qui a mobilisé plusieurs unités spécialisées, les forces de l’ordre ont procédé à de nombreuses arrestations liées à diverses infractions, notamment des cas de violence domestique, de vols, d’exécutions de mandats d’arrêt et de séjour illégal.
Un des incidents les plus marquants de cette opération s’est produit à Vallée-Pitot lors d’une intervention ciblant des étrangers en situation irrégulière. Alors que les policiers effectuaient une descente dans une résidence située rue La Paix, plusieurs occupants ont tenté de prendre la fuite. Parmi eux se trouvait une ressortissante bangladaise, identifiée comme Kulsum. À la vue des policiers, cette dernière aurait tenté d’échapper à son arrestation en sautant depuis le premier étage de l’immeuble. Sa tentative s’est malheureusement soldée par une lourde chute, qui lui a causé de graves blessures, notamment au bras gauche.
Les membres de la Special Team lui ont immédiatement porté assistance et ont sollicité les services médicaux d’urgence. Après l’arrivée d’une ambulance, la victime a été transportée d’urgence à l’hôpital Jeetoo pour y recevoir les soins nécessaires. Aux dernières nouvelles, la victime avait été admise à l’Intensive Care Unit. Son état est actuellement considéré comme critique, et elle demeure sous surveillance médicale étroite. En raison de sa condition, aucune déclaration n’a pu être recueillie auprès d’elle à ce stade de l’enquête.
Les circonstances exactes de sa chute ainsi que les événements ayant conduit à cet incident font l’objet d’investigations policières. La manière de procéder dans le cadre de cette descente est scrutée par la hiérarchie de la police.
Par ailleurs, le bilan de l’opération Thunderstrike est de 101 arrestations, soit 33 pour exécution des mandats (warrants), 32 pour séjour illégal, 19 sous la Domestic Violence Act, ainsi que neuf pour divers délits et huit pour vols. La plupart de ces personnes ont été libérées sous caution après leur comparution en justice. Ceux faisant l’objet de Warrant ont, eux, dû présenter leurs excuses en Cour ou payer une amende.
Quant aux 32 étrangers, ils ont été placés en détention dans l’attente de leur expulsion du pays.

