Maurice a conclu 12 accords bilatéraux et plurilatéraux ainsi que des protocoles d’accord dans le domaine de la défense maritime et de la sécurité avec des pays amis et des organisations régionales. Ces accords visent principalement à renforcer la protection de la Zone économique exclusive (ZEE) mauricienne et à améliorer la coopération en matière de surveillance maritime.
En réponse à une Parliamentary Question (PQ) de Ram Etwareea, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a fait ressortir que ces accords, à l’exception de l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement (ACSA) récemment signé avec les États-Unis, constituent un cadre légal permettant la coopération dans des domaines tels que la sécurité maritime et la connaissance du domaine maritime (maritime domain awareness).
Parmi les accords actuellement en vigueur, figurent notamment le protocole d’accord des États membres de l’Indian Ocean Rim Association (IORA) sur la coordination des opérations de recherche et de sauvetage dans l’océan Indien, l’accord régional sur la coordination des opérations en mer dans l’océan Indien occidental, ainsi que l’accord établissant un mécanisme régional d’échange d’informations maritimes dans cette même région.
Maurice dispose également d’accords de coopération avec la France, notamment en matière de recherche et de sauvetage en mer, de coopération de défense avec les forces armées françaises dans le sud de l’océan Indien, ainsi qu’un accord de défense entre les gouvernements mauricien et français.
D’autres partenariats, d’après le Premier ministre, concernent la coopération avec l’Afrique du Sud, l’Inde et les États-Unis, notamment l’accord de partage d’informations sur les navires commerciaux (White Shipping Information) entre la marine indienne et la Mauritius Police Force, le protocole d’accord avec l’Inde concernant l’amélioration des infrastructures de transport maritime et aérien à Agalega, ainsi que le State Partnership Program entre la Mauritius Police Force et la New Mexico National Guard.
Navin Ramgoolam a expliqué que ces accords ont plusieurs objectifs communs : faciliter l’échange rapide d’informations et de renseignements maritimes, accroître la lutte contre la piraterie, les vols à main armée en mer, les trafics illicites, le terrorisme et d’autres formes de criminalité transnationale organisée. « Ils permettent également de promouvoir des opérations maritimes coordonnées, des exercices conjoints, des formations, une assistance technique et le renforcement des capacités des différents acteurs impliqués dans la sécurité maritime », a-t-il souligné.
Ces accords contribuent aussi à améliorer la préparation et la capacité de réponse face aux catastrophes naturelles et aux situations d’urgence majeures. Par ailleurs, un nouvel accord est actuellement à l’étude avec les États-Unis « afin de renforcer les opérations maritimes destinées à lutter contre la criminalité transnationale organisée », a souligné le Premier ministre.
Répondant à une interpellation supplémentaire sur la possibilité que ces accords concernent l’exploration ou l’exploitation du pétrole, du gaz ou d’autres ressources naturelles dans la Zone économique exclusive de Maurice, il a dit qu’ils ne prévoient pas l’exploration ou l’exploitation des ressources naturelles de la ZEE mauricienne.


