Francisco François, député de Rodrigues, leader de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR), a défendu la nécessité d’« insuffler davantage d’humanité dans l’action publique », tout en reconnaissant les contraintes économiques auxquelles le pays est confronté. Son intervention d’hier s’est principalement articulée autour de la réforme des pensions, de la discipline budgétaire et des perspectives économiques.
Le leader de l’OPR a mis en avant que la confiance entre le gouvernement et la population devait être préservée, particulièrement sur la question sensible de la retraite. D’après lui, les propositions initiales de réforme n’ont pas été bien accueillies à Rodrigues. « The people of Rodrigues did not welcome the retirement reform proposals, and I fully understand that », a-t-il déclaré. Il s’est également félicité de l’abandon du mécanisme envisagé : « It is good that the Means Test is out. »
Francisco François a qualifié le budget 2026-27 de « budget aigre-doux », estimant qu’il reflète la recherche d’un équilibre entre rigueur financière et protection sociale. La « part aigre » du budget correspond, selon lui, à la lutte contre le gaspillage, à la maîtrise de la dette publique et à la consolidation budgétaire dans un contexte marqué par l’incertitude sur le plan de l’économie mondiale. Ces efforts sont nécessaires, s’est-il appesanti, pour préserver la crédibilité économique du pays et protéger les générations futures.
À l’inverse, la « part douce » du budget repose sur le maintien du pacte social, notamment à travers les investissements dans la santé, l’éducation, la sécurité sociale et la protection des plus vulnérables.
Le député de Rodrigues est également revenu sur l’importance d’impliquer davantage les jeunes dans le développement économique de Rodrigues. Il a plaidé pour la création d’opportunités liées à l’entrepreneuriat, aux compétences numériques et à l’économie de la jeunesse, estimant que « notre jeunesse doit tracer son chemin et construire son avenir »

