Le CCM demande le rétablissement de la pension universelle à 60 ans

Le Congrès Citoyen Mauricien (CCM) a passé en revue le budget 2026/227, notamment en ce qui concerne les mesures concernant la pension de vieillesse. Le CCM demande ainsi le rétablissement de la pension universelle à 60 ans, et exprime sa crainte concernant certaines atteintes à la démocratie qui se profilent.

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Le leader du CCM, Sanjeev Teeluckdharry, a d’emblée qualifié le budget de « fiasco total sur tous les plans ». Il a dénoncé le comité d’experts qui s’est penché sur les réformes à apporter à la pension de vieillesse, « dont le rapport ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit ». Pour lui, ce comité était constitué de conseillers issus du secteur privé, « qui touchent des salaires mirobolants et ne comprennent pas la souffrance des gens ».

Pour Sanjeev Teeluckdharry, les mesures budgétaires concernant la pension de vieillesse constituent une « escroquerie électorale », vu que ces mesures n’étaient pas dans le manifeste de l’Alliance du Changement. Et de dire que le CCM étudie si une Private Prosecution peut être logée contre le Premier ministre ou d’autres ministres pour Conspiracy to Defraud ou Swindling à l’encontre notamment des Mauriciens nés après 1964.

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Il a aussi attiré l’attention sur des « menaces à la démocratie », dont le fait qu’on l’aurait averti de possibles poursuites pour sédition, l’amendement prévu à la Public Gathering Act (PGA) – qui prévoit un durcissement des peines en cas de rassemblements illégaux – et l’accord que le gouvernement compte parapher avec les Américains en termes de soutien logistique, et ce, « non pas avec les forces de police américaine, mais avec des militaires américains ». Accord contre lequel il a logé une affaire en cour, a-t-il dit.

Dès lors, il estime que Navin Ramgoolam doit démissionner, sans demander toutefois que revienne au pouvoir Pravind Jugnauth. Soit de mettre fin au « tir Navin pou met Pravind ek tir Pravind pou met Navin ». Le CCM réintroduira la pension de vieillesse à 60 ans, avec paiement des arrérages, assure-t-il.

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Nishal Joyram a dénoncé le fait que le gouvernement ait présenté son budget avant de tenir des consultations. Il a aussi mis en garde contre la mesure prévoyant que les gens puissent opter pour la pension à 60 ans ou ultérieurement, « vu que cela entraînera des déductions irrévocables ».

Il demande ainsi le rétablissement de la pension universelle à 60 ans, « car les Mauriciens y ont contribué à travers la CSG », introduite par le précédent régime. Selon lui, la NPF, qui viendra supplanter la CSG, « sera un goulot d’étranglement pour les PME, vu les contributions qui seraient payables par les employeurs ».

Il a aussi exprimé des craintes quant au congé de maternité. La bénéficiaire ayant six mois de congé à plein salaire et six autres mois à moitié salaire, « cela sera un fardeau pour les PME », avec un possible impact sur l’employabilité des femmes.

Linda Lam, également membre de la plateforme Pa Touss Nu Pension 60 ans, fait ressortir que la State Age Pension (SAP) vient supprimer la pension de ceux qui touchaient déjà un revenu de Rs 50 000. « Rs 50 000, ce n’est rien comparé au salaire d’un ministre », a-t-elle fustigé. « Pourquoi ne pas réduire la pension des ministres ? » Elle lance un appel aux parlementaires pour qu’ils ne votent pas pour la SAP, car cela « mettra un terme à leur carrière politique ».

Elle a également demandé le rétablissement de la pension universelle à 60 ans, « sans aucune forme de ciblage », et que l’amendement prévu à la PGA soit retiré. « Pourquoi amender la loi maintenant ? Parce que le gouvernement a peur que le peuple descende dans la rue », dit-elle.

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