ASSEMBLÉE NATIONALE — Ritesh Ramful: « Ce budget rétablit la stabilité durement acquise »

Le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, estime que le pays est « financièrement gravement malade ». Une situation qu’il a imputée au MSM pour avoir laissé un héritage catastrophique. Il a également élaboré une série de gaspillages sous l’ancien régime, notamment dans les ambassades à l’étranger. Ce gouvernement, a-t-il poursuivi, apporte la stabilité pour redonner confiance aux investisseurs.

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Ritesh Ramful a fustigé le MSM pour « son manque de leadership et de courage politique ». Il a déploré que l’ancien régime ait opté pour des mesures populistes afin de rester au pouvoir, sans prévoir des moyens soutenables pour les financer. « Un gouvernement a le devoir de gérer les finances du pays et de réserver un budget adéquat aux personnes vulnérables. »

Il a ajouté que le MSM a fait fi des mises en garde du FMI sur les besoins urgents d’une réforme de la pension. « Maintenant, c’est à nous de porter le fardeau et de procéder à des changements afin d’assurer sa pérennité financière pour nos aînés et les générations futures. » Il a ensuite salué le courage et la compréhension du Premier ministre de geler la réforme, même si cela aura de lourdes conséquences sur sa politique de consolidation fiscale. « Il doit maintenant défendre difficilement ce budget devant les institutions internationales. »

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Il est d’avis que les « pompiers pyromanes » doivent assumer leurs responsabilités au lieu de provoquer le peuple. Répondant à l’argument que la pension à 60 ans sera rétablie si le MSM revient au pouvoir, Ritesh Ramful s’est demandé comment ils feront pour trouver l’argent nécessaire. « Est-ce en imprimant de l’argent ? En taxant la population ? En dépréciant la roupie ? » dit-il.

Ritesh Ramful est revenu sur les gaspillages dans les ambassades sous l’ancien régime. Il a cité le cas de l’ambassadeur au Maputo, qui a habité pendant 11 mois à l’hôtel en dépit du fait qu’une maison meublée était à sa disposition. Ou encore les Rs 18 millions dépensées pour la rénovation d’un bâtiment inoccupé à Washington destiné à l’ambassadeur. La maison comprend 18 chambres et s’étend sur un terrain de deux arpents, dit-il. « Nous avons enclenché la vente de ce bâtiment, qui rapportera plus de Rs 100 M au pays. »
« Depuis 2017, nous avons dépensé Rs 8,9 M, soit 4 000 euros par mois, pour la location de l’hébergement du Premier secrétaire à Paris », a ajouté Ritesh Ramful. « Le bâtiment du gouvernement a été évacué pour rénovation. Neuf ans plus tard, il n’y a toujours pas eu de rénovation. C’est moi qui ai dû enclencher les travaux à mon arrivée, nous permettant ainsi d’économiser les fonds publics. »

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Il a encore donné d’autres exemples, comme à Londres, en 2019, où le loyer du haut-commissaire a coûté Rs 60 M, car des rénovations étaient prévues au bâtiment du gouvernement. Mais une fois de plus, il n’y a pas eu de travaux. À New York, l’ambassadeur vivait dans une tour à 28 000 USD par mois, soit Rs 1,3 M. « Aujourd’hui, notre ambassadeur à New York paie moins que la moitié de cette somme. »

Il est également revenu sur les Rs 238 millions dépensées par le MSM pour la construction d’un bâtiment à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour le personnel de l’ambassade, mais l’ambassadeur a préféré habiter à l’hôtel pendant trois ans au coût de USD 6 000 par mois. De même, il fait ressortir qu’Adrien Duval a dépensé Rs 778 000 en voyages pour ses 78 jours passés comme Speaker.

Grâce à ce gouvernement, a ajouté Ritesh Ramful, le pays est entré dans une nouvelle dynamique. « Nous passons d’un modèle économique axé sur la consommation et la dette à un modèle basé sur la production et l’exportation. » De même, a-t-il fait ressortir, le présent budget apporte de la stabilité, importante pour rassurer les investisseurs. « La stabilité est la base de la croissance. Les investisseurs évaluent les risques avant d’investir. Ce budget apporte des réponses à leurs questions. »

Pendant trop longtemps, a-t-il souligné, la lenteur administrative a été l’un des plus gros obstacles à l’investissement. Avec le nouveau Business Facilitation Bill, ce problème sera pris en compte, a-t-il dit.
Le ministre a également élaboré sur l’Industrial Bill proposé, précisant que l’industrie est le moteur de la croissance. Il a salué les projets de Cultural Hub, de la Film Industry et de la Digital Transformation qui, selon lui, sont de nouveaux moteurs de développement.
Il a également mis en avant les accords de partenariats économiques, les accords de libre-échange avec la SADC et le COMESA, et d’autres opportunités avec la Chine et l’Inde. Le ministre a par ailleurs annoncé que Maurice assurera la vice-présidence de l’IORA, après que l’Iran ait accepté de retirer sa candidature.

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