Les cimaises des galeries du Mahatma Gandhi Institute (MGI) accueillent jusqu’au 4 juillet plus d’une centaine de travaux des étudiants qui sont en dernière année d’études dans les filières Media Art et Visual art. Artbeat donne ainsi l’occasion au public, aux amateurs d’arts et des jeunes de découvrir leur potentiel et leur créativité. À travers cette exposition, l’École des Beaux-Arts du MGI souhaite encourager les élèves qui terminent leur scolarité secondaire à se joindre aux filières qu’elle propose.
Cette exposition annuelle est le moment tant attendu pour les étudiants de faire montre de leur créativité, des compétences qu’ils ont développées ou parfaites pendant leurs années d’études au MGI. Ainsi, Artbeat donne à voir les travaux finis mais aussi, souvent tout le processus menant à cette finalité.
Dès que le visiteur pénètre dans la galerie d’exposition le White Hall, au rez-de-chaussée, il est happé par les portraits réalistes peints sur des canevas grands formats par les étudiants de visual art. Parfois, il représente un dialogue entre l’artiste qui fait son autoportrait et reproduit un personnage d’œuvre connu, comme « Generations in dialogue », de Chloé Armougomme. L’artiste peint son autoportrait (2024) et La Fille à la perle de Johannes Verneer (1665). Parfois c’est le portrait d’une personnalité connue comme Lady Diana, sous les pinceaux de Noémie Antoinette, qu’elle nommera « Queen of people’s hearts » ou encore de la peintre mexicaine Frida Kahlo qui faisait beaucoup d’autoportraits également. La peintre Shabneez Goolamhossen surnommera son tableau représentant Frida Kahlo « The throned Maharani ». Ou encore, son autoportrait comme celui de Rownak Goordyal qui se représente sous différents angles.
Le visiteur a l’occasion de voir d’autres types de portraits produits à partir de diverses techniques. La galerie fait aussi de la place à toute une série de sculptures du corps humain réalisées à partir du moulage en terre cuite, en métal soudé ou en mix media.
Les séries de gravures, indépendamment de la technique choisie et qui se déclinent sous différentes couleurs, sont une invitation à la contemplation et demeurent une source d’inspiration pour beaucoup.
Artbeats donne un aperçu de certaines études quasi-scientifiques, montrant des détails et des proportionnalités, que les étudiants ont faites comme celle du corps humain. Les voix et les sources d’inspiration divergent.
Outre les travaux issus des cours de visual arts, Artbeat amène aussi le visiteur à passer par les différentes étapes de création des projets de Graphic Design, d’animation vidéo et d’illustration. Kooyela Lavishka explore le principe de l’économie circulaire dans l’industrie de la mode avec les exigences qu’elle requiert comme l’identité de la marque, les lieux de dons et de collecte des produits, l’utilité des applications mobile qui favorisent la traçabilité de ce qu’il advient et la campagne de sensibilisation sur l’essence même du projet, qu’elle surnomme « Thread in motion » et ce, afin d’ « éviter le gaspillage textile ». Il s’agit d’un projet de fin d’année.
Les étudiants suivant les cours au département des Beau-Arts du MGI suivent dans un premier temps un tronc commun où ils apprennent le dessin, la peinture et la sculpture, les perspectives et la théorie des couleurs. Des fondamentaux pour se spécialiser dans d’autres domaines outre que l’art visuel, comme le l’Advertising and Graphic Design, l’Animation, le Game Design, la Digital Video Production et le Web and Multimedia.
L’exposition est ouverte au public jusqu’au samedi 4 juillet. L’entrée est gratuite. Le département propose aussi une visite guidée sur réservation.

