Blanchiment de Rs 7,4 milliards : Mamy Ravatomanga tente une nouvelle Bail Motion

La BRC rendra son Ruling le 20 juillet prochain

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L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga a reformulé une nouvelle demande de remise en liberté conditionnelle, hier, devant la Bail and Remand Court (BRC). Cette demande de Mamy Ravatomanga intervient avec la confirmation de la Cour suprême, dans un jugement rendu le 26 mai, d’une décision antérieure de la BRC de ne pas lui accorder la liberté conditionnelle.
Concernant sa nouvelle demande de remise en liberté conditionnelle, l’argument principal mis en avant par les hommes de loi de Mamy Ravatomanga, dont Me Khushal Lobine, est le fait que le prévenu a déjà passé plus de sept mois en détention depuis son arrestation l’année dernière, et que la Financial Crimes Commission n’a pas respecté son engagement de boucler son enquête dans un délai de trois mois, quand cette affaire avait été appelée en Cour au mois de février.
Les hommes de loi de Mamy Ravatomanga sont d’avis que cette affaire relève d’une atteinte à la présomption d’innocence de leur client, qui ne peut être maintenu en détention indéfiniment, en l’absence de toute indication de la FCC quant à une échéance pour la conclusion de son enquête.
Comparaissant par voie de visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Melrose, Mamy Ravatomanga a pour sa part mis en avant son état de santé précaire. Il a également dénoncé ses conditions de détention, et fait état de ses préoccupations quant à sa sécurité au sein de cette prison.
Appelé à la barre des témoins, l’enquêteur de la FCC a confirmé que l’enquête de cette instance était toujours en cours, et a expliqué les difficultés de préciser une échéance pour la complétion de cette enquête, vu sa complexité, avec des ramifications internationales.
La BRC rendra son Ruling le lundi 20 juillet.
Mamy Ravatomanga était arrivé à Maurice à bord d’un jet privé le 12 octobre dernier dans le sillage du changement de régime à Madagascar. Il fait l’objet d’une enquête aux ramifications internationales pour divers délits de corruption, et répond de deux charges provisoires de blanchiment d’argent avec un montant de Rs 7,4 milliards cités et d’une charge d’entente délictueuse par rapport au délit de trafic d’influence, qui ont été logées contre lui par la FCC.

 

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