À l’occasion de la Journée internationale du parlementarisme, célébrée à l’occasion du 137ᵉe anniversaire de l’Union interparlementaire (UIP), la présidente de l’Assemblée nationale, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, a lancé, mardi, un appel aux parlementaires mauriciens pour qu’ils réaffirment leur engagement en faveur de la protection des droits humains et du renforcement de la démocratie.
S’exprimant devant les députés à l’ouverture de la séance parlementaire, elle a indiqué que le thème retenu cette année par l’UIP met l’accent sur le rôle des parlements dans la promotion et la protection des droits de l’homme, qu’elle a qualifiés de « cœur même de la démocratie parlementaire ».
La Speaker a fait ressortir que le Parlement ne se limite pas à son rôle de législateur. Il est, a-t-elle insisté, le gardien des droits et des libertés des citoyens. Par son travail législatif, son pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale et sa mission de représentation, l’Assemblée nationale doit veiller à ce que les principes d’égalité, de justice, de dignité et de non-discrimination soient pleinement reflétés dans les lois, les politiques publiques et les institutions du pays.
Elle a également rappelé que la responsabilité des élus ne consiste pas uniquement à défendre les droits fondamentaux, mais aussi à faire en sorte qu’ils soient effectifs et accessibles à tous les Mauriciens. Dans le même temps, chaque citoyen a le devoir de respecter les droits d’autrui ainsi que les valeurs qui fondent la vie en société.
Shirin Aumeeruddy-Cziffra a, en outre, plaidé pour une culture parlementaire reposant sur le respect mutuel, l’inclusion, la responsabilité et un dialogue constructif. D’après elle, cette approche est essentielle pour accroître la confiance du public envers les institutions démocratiques et contribuer à bâtir une société plus juste et plus équitable.
À l’occasion de cette journée internationale, elle a invité les députés à renouveler leur engagement à placer les droits humains au centre de leurs travaux et à faire de l’Assemblée nationale un forum où les droits, les aspirations et les préoccupations de tous les Mauriciens peuvent être entendus et pris en considération.
S’adressant directement aux élus, la présidente de l’Assemblée nationale a insisté sur le point qu’ils disposent de toute la liberté nécessaire pour défendre leurs convictions au sein de l’hémicycle, mais qu’ils doivent le faire dans le respect de ceux qui expriment des opinions différentes.
Pour conclure son intervention, elle a cité la célèbre citation attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » Celle-ci, selon elle, résume parfaitement l’esprit qui doit animer un Parlement démocratique, où la liberté d’expression s’exerce dans le respect du pluralisme et du débat d’idées.

