Près de Rs 4,1 millions en liquide. C’est l’impressionnante somme retrouvée en possession de Comrah Mardaymootoo (67 ans), alias Baboo, lors de son arrestation par les limiers de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU), lundi après-midi, rue Shakespeare, au Champ-de-Mars. Le sexagénaire fait désormais l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent.
L’équipe de l’inspecteur Lepois a mis au jour Rs 4 098 975 en espèces ainsi qu’un couteau à manche en bois doté d’une lame de 34 centimètres. Une saisie qui intrigue les enquêteurs, tant par le montant que par les circonstances de sa découverte.
L’arrestation ne s’est toutefois pas déroulée sans heurts. D’après les informations de la police, le suspect s’est montré particulièrement virulent à l’encontre des limiers. Il a opposé une vive résistance et s’en est physiquement pris aux policiers. Deux constables ont été blessés aux poignets et au cou lors de l’intervention. Malgré leurs blessures, ils ont refusé d’être examinés par un médecin.
Cette importante saisie intervient au Champ-de-Mars, où les bookmakers accueillent traditionnellement les parieurs en début de semaine afin de procéder au règlement des paris gagnants enregistrés lors des courses hippiques du samedi. Toutefois, le transport d’une somme aussi élevée en espèces soulève des interrogations.
Les paiements dépassant Rs 500 000 font normalement l’objet de procédures de régularisation et ne sont généralement pas effectués en espèces.
Dans la foulée de cette arrestation, les enquêteurs ont obtenu un mandat de perquisition et ont fouillé le domicile du suspect à Brisée-Verdière. Aucune drogue n’y a été découverte.
Placé en cellule au centre de détention de Vacoas, Comrah Mardaymootoo devra désormais fournir des explications sur la provenance de cette somme astronomique. Les enquêteurs cherchent à établir si ces millions de roupies sont liés à des activités criminelles ou à un vaste réseau de blanchiment d’argent.
Par ailleurs, la présence du sexagénaire non loin des écuries de chevaux, à la rue Shakespeare, est scrutée par l’ADSU, qui examinera les images des caméras du Safe City Network et aussi les caméras privées du Mauritius Turf Club.
Affaire à suivre.

