Recrutement par la NADC de personnes ressources afin d’étoffer le travail sur le terrain et dégager une action concrète
La National Agency for Drug Control (NADC), conjointement avec le ministère des Collectivités locales, a organisé un atelier de travail destiné aux cadres des municipalités et des conseils de district, ainsi qu’aux conseillers municipaux et de village. Cette activité s’est tenue à la municipalité de Port-Louis fin juillet dernier.
Le ministre des Collectivités locales, Ranjiv Woochit, a salué cette initiative de la NADC, ainsi que celle de son CEO, Kunal Naik, qui a permis aux représentants des collectivités locales de participer à cette démarche. Il a ainsi encouragé les 12 collectivités locales à inclure la prévention contre la drogue dans leurs programmes d’activités annuels. M. Woochit leur a demandé de « travailler en étroite collaboration avec les écoles, les clubs de jeunesse, les organisations religieuses, les professionnels de la santé, la police et la NADC. Chaque collectivité locale doit inclure la prévention contre la drogue dans ses activités ».
Le ministre a ainsi souligné : « organisons des causeries, des sessions de sensibilisation au sein des familles, des tournois de football et des programmes culturels visant à encourager les jeunes à faire des choix positifs, tout en développant leurs talents. Les collectivités locales sont des institutions publiques proches de la population. Chaque jour, les conseillers interagissent avec les citoyens dans les centres communautaires, les marchés, les salles polyvalentes des villages et même lors des activités culturelles. Il y a donc un lien qui se tisse entre autorités/pouvoir en place et la population. À partir de là, nous pourrons jauger de la situation sur le terrain de manière plus réaliste. » Il a ajouté : « En tant que fonctionnaires et élus du peuple, nous devons nous concentrer sur les solutions. Chaque fois que des problèmes surgissent, nous devons nous demander : Que pouvons-nous faire ? et Comment pouvons-nous travailler ensemble ? »
Évoquant la prolifération des drogues dans le pays, le ministre Woochit a cité les chiffres de l’année 2024, au cours de laquelle 1 000 admissions liées à la drogue ont été enregistrées dans les établissements hospitaliers de Maurice. Par ailleurs, les centres de réhabilitation continuent d’accueillir des personnes nécessitant un traitement. Il a également bien fait ressortir à quel point la drogue synthétique représente « une menace sérieuse pour nos jeunes ». Et d’ajouter que « derrière chaque statistique, il y a une famille qui demande de l’aide, qui a besoin de soutien et espère un meilleur lendemain. »
Kunal Naik a présenté la stratégie de la NADC qui cible principalement les jeunes. Il a sollicité la collaboration de tout un chacun dans ce combat. Chiffres à l’appui, des cadres de la NADC ont montré la progression de la consommation de drogue, en particulier de la drogue synthétique, à Maurice.
À l’issue des exposés, une séance de questions-réponses était au programme. Kunal Naik a indiqué que le NADC poursuit sa campagne de sensibilisation à travers le pays. Et, pour ce faire, « nous comptons sur la collaboration de tout un chacun ».
HT
NADC : recrutement et formation continue
Face à l’ampleur du problème dans le pays, les membres de la NADC sont « à pied d’œuvre en permanence sur le terrain. Nous avons ainsi régulièrement des rencontres avec des pairs éducateurs. Nous avons délibérément opté pour des pairs éducateurs parce que ce sont là les ressources les plus indiquées qui sont sur le terrain, d’une part, et de l’autre, ont meilleure proximité avec les usagers actifs de drogues ».
Cette démarche, a ajouté Kunal Naik, « nous permet d’avoir une idée beaucoup plus réaliste et claire de la situation sur le terrain. Ces pairs éducateurs nous expliquent, par exemple, quels sont les produits qui sont privilégiés par les consommateurs. Ou encore quels sont les principaux obstacles que ces usagers actifs rencontrent, pour ceux qui souhaitent raccrocher et sortir de la spirale infernale des addictions ».
Les sessions de travail avec les pairs éducateurs comprennent « dans la foulée, des formations – ce qu’on appelle training of trainers. C’est extrêmement important, car nous, à la NADC, avons pour objectif de donner les meilleurs outils de travail à ces sentinelles que nous envoyons sur le terrain. En formant ces personnes, nous parvenons à les Empower tout en nous assurant qu’elles encouragent les Best Practices », a déclaré Kunal Naik.
Selon ce dernier, « les pairs éducateurs participent aux discussions et échanges autour des projets et des stratégies que nous élaborons. Nous nous assurons, de ce fait, que ce soient les personnes directement concernées qui aient aussi voix au chapitre, autant que les policymakers ».
Poursuivant Kunal Naik fait valoir que « le travail entamé auprès des administrations locales s’inscrit directement dans cette optique. Les collectivités locales, urbaines et rurales, possèdent déjà le canevas – ressources humaines, infrastructures, locaux… où nous, au niveau de la NADC pouvons, avec le concours de ces éléments, engager un travail de terrain qui soit plus concret. De cette manière, cela nous permettra de jeter les bases pour une action structurée sur le terrain. La NADC ne veut pas prendre des mesures cosmétiques mais s’inscrire dans un développement durable et concret ».
Il convient de noter que la NADC a émis, il y a quelques jours, des avis de recrutement des “Part-time community mobilisers, spécifiquement des travailleurs sociaux déjà engagés au sein de centres de traitements et de réhabilitation. « Ces Field Workers viendront étoffer les rangs de la NADC », expliqué le CEO de l’instance. Ceux intéressés ont jusqu’au 14 août pour se manifester.
Dans la même veine, des appels à candidatures sont aussi ouverts pour des Research Assistants, Data Manager, superviseurs, interviewers, et des Data Entry Clerks. La date butoir est également le 14 de ce mois.

