L’ex-ASP Seewoo et l’inspecteur Deoojee en cour : Plusieurs autres suspects potentiels dans le giron de la FCC

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De nouveaux développements sont survenus par rapport à l’affaire impliquant deux officiers de police, notamment l’ex-ASP Rajcoomar Seewoo et l’inspecteur Ranjeet Deoojee, quand cette affaire a été appelée devant la Cour de district de Port-Louis ce mardi 11 août 2026. L’enquêteur de la FCC a ainsi indiqué en cour que plusieurs autres suspects ont été identifiés dans cette affaire. Rajcoomar Seewoo et Ranjeet Deoojee sont accusés par la FCC de certaines maldonnes lors d’une perquisition effectuée à Vallée-des-Prêtres en 2024, par rapport à une forte somme d’argent qui avait été saisie.

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L’ex-assistant surintendant de police Rajcoomar Seewoo, 54 ans, qui fait l’objet d’une accusation provisoire de « public official using his office for gratification », en infraction avec la section 22 de la Financial Crimes Commission Act (2023), a été relâché sous caution ce mardi 11 août 2026, cela après que la Financial Crimes Commission (FCC) a indiqué à la magistrate Ashmi Nuckchady, siégeant en cour de Port-Louis, qu’elle n’avait plus d’objection à sa remise en liberté.

C’est ce qui est ressorti quand les requêtes de remise en liberté logées par les avocats de l’ex-ASP Seewoo et de l’inspecteur Deoojee ont été appelées en cour ce mardi 11 août 2026.

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L’ASP Seewoo a ainsi été remis en liberté conditionnelle après avoir fourni deux cautions de Rs 150 000 chacune, et après avoir signé une reconnaissance de dettes de Rs 1 million. Il devra résider à une adresse fixe et devra être muni d’un portable en tout temps pour qu’il puisse être rejoint par la FCC à n’importe quel moment. Il devra faire acte de présence au poste de police le plus proche de son domicile, soit celui de Montagne-Longue, et cela trois fois par semaine. Toutefois, aucun couvre-feu ne lui a été imposé.

Son avocat, Me Assad Rujub, nous a indiqué que l’ASP Seewoo n’a fait que signer le mandat de perquisition au domicile d’un particulier à Vallée-des-Prêtres, où une forte somme d’argent avait été saisie par la police, et qu’il n’était pas sur place.

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En ce qui concerne l’inspecteur Ranjeet Deoojee, 46 ans, qui est également accusé provisoirement de « public official using his office for gratification », en infraction avec la section 22 de la Financial Crimes Commission Act (2023), l’enquêteur de la FCC a indiqué en cour que cette instance avait besoin d’une semaine encore pour boucler son enquête.
Cela parce qu’un seul statement a pu être consigné de l’inspecteur Deoojee, vu qu’il avait fait un séjour à l’hôpital, du 5 au 11 août, ayant indiqué lors d’une précédente comparution en cour qu’il se sentait mal. L’enquêteur de la FCC a également indiqué que cet organisme avait identifié au moins six autres suspects potentiels dans cette affaire.

Face à cette prise de position de la FCC, son avocat, Me Vijay Cooshna, a indiqué qu’il n’insistait pas sur sa motion de remise en liberté, et l’affaire a ainsi été renvoyée au mardi 18 août 2026. L’inspecteur Deoojee, qui a reçu sa décharge de l’hôpital ce mardi 11 août, a été reconduit en détention policière.

Les deux hommes, alors affectés à la Special Intelligence Cell de la Special Supporting Unit (SSU), étaient impliqués dans la perquisition effectuée chez un habitant de Vallée-des-Prêtres le 30 mars 2024. Une forte somme d’argent avait été découverte mais les deux prévenus auraient sciemment enfreint certaines procédures relatives à la saisie, le convoyage et la sauvegarde de cet argent, dans le but d’en subtiliser une partie. La FCC essaie pour l’heure d’établir le montant qui aurait été soustrait par les deux hommes, et si d’autres personnes sont impliquées dans cette affaire.

L’ex-ASP Seewoo est déjà dans le giron de la FCC, notamment par rapport à une autre enquête dans le scandale Reward Money. Il avait été arrêté le 27 août 2025 et provisoirement inculpé de blanchiment d’argent, après que la FCC aurait retracé plus de Rs 34 millions sur son compte bancaire, somme qui devrait en principe revenir à des informateurs de la police.

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