-Le manque d’intérêt des jeunes Agaléeens aux études suscite l’inquiétude
La très faible participation des élèves à Agaléga aux prochains examens de School Certificate (SC) suscite de nombreux commentaires dans l’île, au début de ce troisième trimestre scolaire. Il convient de souligner que, depuis l’année dernière, les candidats de MEDCO d’Agalega peuvent prendre part aux examens de Cambridge dans leur île.
Il faut également rappeler que la trentaine d’élèves de MEDCO Agalega a réintégré le bâtiment rénové du collège juste avant la fin du second trimestre. Ils pourront ainsi terminer l’année scolaire 2026 dans un environnement beaucoup plus propice à l’apprentissage.
Et pourtant, c’est le faible taux de participation aux prochains examens de SC qui inquiète certains habitants. Deux élèves seulement s’y préparent actuellement. Pour plusieurs d’entre eux cette situation témoigne du manque d’intérêt de jeunes Agaléens – constaté depuis quelques années déjà – à poursuivre des études secondaires. Une situation qui suscite des interrogations quant à leur avenir professionnel, et par conséquent, à celui de l’île.
Il n’est un secret pour personne que l’école ne répond pas pleinement aux aspirations des jeunes Agaléeens. La nécessité d’une réforme scolaire à Agaléga est d’ailleurs une question récurrente dans l’île depuis plusieurs années. En attendant ces changements en profondeur dans le programme d’études, on constate un désintérêt grandissant des adolescents pour l’école après le cycle primaire.
Outre l’appel lancé par des habitants aux autorités à Maurice afin qu’elles prennent des mesures nécessaires et urgentes pour réconcilier les jeunes Agaléens avec le goût de l’apprentissage, certaines personnes déplorent également ce qu’elles considèrent comme une démission des parents face aux questions de l’éducation. « Lotorite bizin pran so reponsabilite pou amelior sitiasion. Me bann paran osi bizin pran zot responsabilite ; zot bizin pran kont ledikasion zot zanfan ek ankouraz zot zanfan pou al lekol toulezour … », fustige un père de famille.
Une nouvelle fois, des habitants dans l’archipel réitèrent leur demande au Diocèse de Port Louis de mettre son savoir-faire dans l’éducation au service d’Agaléga, en rappelant que c’est l’Éducation catholique qui avait ouvert la première école primaire dans l’archipel, et ensuite le gouvernement a pris le relais. « L’Eglise catholique a une longue et très riche contribution dans l’éducation des Mauriciens, et c’est pour cette raison que nous leur demandons de collaborer avec le gouvernement pour améliorer le système éducatif dans notre île. Nou pe dir legliz katolik napa les zanfan agaleen tonbe … », insistent des parents.

