Dans notre édition du 23 août dernier, nous faisions état d’une controverse autour du CV d’une Senior Lecturer au Mauritius Institute of Education (MIE). Des membres du personnel académique de l’Institut pédagogique avaient demandé à la direction de vérifier le parcours universitaire canadien de cette Senior Lecturer, notamment son expérience et ses fonctions académiques, après deux processus de sélection, dont celui de sa nomination en 2018.
Leurs recherches, minutieuses n’auraient trouvé aucune trace de son nom dans les listes de professeurs des universités concernées. Ils avaient alors, par lettre déposée et dûment consignée au secrétariat de la direction, sollicité une vérification officielle de la part de celle-ci, d’autant que la Senior Lecturer avait été retenue pour assurer le mentorat des doctorants de l’Institut. Toutefois, la directrice du MIE, Mila Devi Sewruttun-Dosieah, nous affirma avec insistance n’avoir jamais reçu cette lettre.
Depuis, malgré la gravité des interrogations soulevées et le fait que cette affaire ait été publiquement rapportée, aucune action n’aurait été entreprise pour répondre aux inquiétudes du personnel académique. Ainsi, depuis deux semaines, c’est le désespoir de ceux qui réclament davantage de transparence dans cette affaire, d’autant qu’ils estiment avoir de sérieux motifs de maintenir leurs interrogations sur plusieurs points. La question a été soumise au comité exécutif du syndicat du personnel académique et devrait être soulevée auprès de la directrice lorsqu’un rendez-vous lui sera accordé. Mais la grande interrogation demeure : Quand ?
Ceux qui attendent que cette affaire soit tirée au clair ont quelque peu l’impression, à l’instar de Don Quichotte, de se battre contre des moulins à vent. D’autant plus lorsqu’une personnalité politique, qui aurait eu vent de cette controverse, serait intervenue auprès de l’Institut pour s’enquérir de l’identité de la Senior Lecturer, plus précisément pour savoir si elle était bien « l’épouse de… ». La réponse ayant été positive, l’espoir de voir une due diligence, même après le recrutement de la concernée, serait tout simplement tombé à l’eau.

