Ganesh Chaturthi — Bois-Chéri lundi : Ramgoolam met en garde contre les « pyromanes »

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La fête de Ganesh Chaturthi a été célébrée avec ferveur à travers le pays hier. Une cérémonie nationale s’est tenue, lundi, à Bois-Chéri, en présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam, de plusieurs membres du gouvernement, du haut-commissaire de l’Inde à Maurice, Anurag Srivastava, ainsi que de nombreuses autres personnalités. Le Premier ministre a placé cette célébration sous le signe de l’unité nationale, du respect mutuel et de la solidarité, tout en lançant une mise en garde contre ceux qui chercheraient à diviser la population.

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« Aucune nation ne peut progresser durablement si elle est divisée », a déclaré Navin Ramgoolam, ajoutant qu’ «il ne faut pas nous diviser par des préjugés et des affrontements inutiles. Ne laissez pas une poignée de personnes, les pyromanes, diviser notre nation pour leur propre intérêt personnel. Nous sommes dans le même bateau. C’est dans l’unité qu’on peut avancer. »

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Navin Ramgoolam a évoqué l’héritage culturel transmis par les ancêtres venus à Maurice. « Nos ancêtres sont venus à Maurice sans grande richesse matérielle, excepté une richesse inestimable : le Bhagavad Gita et le Ramayana », a-t-il souligné, avant de poser la question : « qu’aurait été la nation mauricienne sans les valeurs culturelles ? »

Le Premier ministre a également évoqué les nombreuses prières organisées à travers le pays ces derniers jours. Pour lui, Lord Ganesh doit être une source d’inspiration afin d’affronter les difficultés de la vie avec courage, discernement et détermination, permettant ainsi d’avancer « avec confiance et espoir ». Dans cette même perspective, il a mis en exergue que les grandes fêtes religieuses ne doivent pas être considérées uniquement à travers le prisme d’une communauté, citant le pèlerinage du Père Laval et Maha Shivaratree, estimant que ces célébrations dépassent les appartenances religieuses.

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S’inspirant de la philosophie de « l’unité dans la diversité » associée à sir Seewoosagur Ramgoolam, il ajoute que « nous avons de la chance de vivre dans une société multiculturelle mais certaines personnes veulent en faire une occasion de division. C’est un témoignage du succès de ce qu’on appelle le vivre-ensemble. »

« Penser au pays »

Navin Ramgoolam a aussi élargi son propos aux défis auxquels Maurice est confrontée, notamment les évolutions démographiques. « Nous vivons dans un monde qui évolue rapidement », a-t-il affirmé, faisant ressortir que la population active est appelée à diminuer avec le vieillissement démographique. « Il ne faut pas se contenter de voir aujourd’hui, mais ce qui se passerait dans quinze et vingt ans », a-t-il ajouté.

Pour le chef du gouvernement, les performances économiques et les chiffres ne peuvent constituer les seuls critères permettant de mesurer le progrès d’un pays. « Il ne faut pas considérer uniquement les chiffres et la performance économique. Il faut prendre en compte la capacité pour assurer une bonne qualité de vie des citoyens », a-t-il fait valoir.

Le Premier ministre a également abordé la nécessité de garantir aux personnes âgées une pension leur permettant de vivre dignement, sans dépendre des autres, tout en protégeant les plus vulnérables et en maintenant les conditions nécessaires à la compétitivité du pays. « Personne ne nous doit rien », a-t-il dit.

« Le courage »

Navin Ramgoolam a estimé que ces objectifs ne peuvent être atteints que dans un contexte de stabilité politique et financière.  Reconnaissant que le pays est confronté à des obstacles, il a appelé à faire preuve de « courage et de patience ». « Lorsqu’on est au gouvernement, il faut avoir le courage de prendre les décisions qu’il faut. Il faut avoir une vision à long terme et assumer les responsabilités », a-t-il soutenu.

L’objectif, a-t-il poursuivi, est de préparer le pays pour l’avenir et de construire une société « plus inclusive, plus productive et moderne ». Cela, avant d’avancer : « Nous voulons construire une île Maurice plus juste et plus prospère. Cela exige de la patience, et de ne pas reculer devant les difficultés. »

Le Premier ministre a également formulé le souhait que les guerres prennent fin, rappelant que Maurice évolue dans « un monde interconnecté ». Il s’est par ailleurs dit heureux d’avoir conclu un accord avec l’Inde dans le contexte international.

De son côté, le ministre des Arts et du Patrimoine culturel, Mahen Gondeea, a également annoncé que la préparation des dossiers en vue de faire reconnaître et valoriser le « Jhakri » comme danse traditionnelle et en vue de la placer sur la liste des patrimoines immatériels de l’UNESCO était en cours.  Originaire du Maharashtra et adaptée aux réalités mauriciennes, cette danse traditionnelle se pratique en groupe, avec des hommes et des femmes chantant et dansant en cercle autour d’un joueur de dholak.

Dev Ittoo, président de la Bois-Chéri Mandali Federation, et Shikanand Heeroo, président de la Mauritius Marathi Mandali Federation, se sont également adressés à l’assistance à cette occasion.

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