Consommation : Le spectre d’une nouvelle hausse du litre d’essence

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Le déficit des échanges commerciaux enregistre une dégradation de 35%

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Avec l’instabilité géopolitique croissante au Moyen-Orient, le spectre d’une nouvelle révision maximale, soit de 10%, du prix du litre de carburant à la pompe, soit nettement au-delà des Rs 75, plane sur l’économie. C’est du moins ce que laisse entendre le ministre du Commerce, Michaël Sik Yuen, se basant sur l’évolution du Price Stabilisation Account. Le Petroleum Price Committee, qui devra se réunir incessamment, sera appelé à passer en revue la situation et entériner les décisions dans la mesure où la facture d’importation pétrolière du pays, qui a déjà atteint Rs 57,3 milliards pour les sept premiers mois de l’année, lorgne la barre des Rs 100 milliards d’ici à décembre si la tendance à la hausse se maintient.

D’autre part, le commerce extérieur accuse le coup. Pour le mois de juillet, la balance commerciale affiche un déficit de Rs 19,5 milliards. Une détérioration significative par rapport au mois correspondant de l’année précédente, ce solde négatif progressant de 35,2 % par rapport aux Rs 14,4 milliards enregistrés en juillet 2025.

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Cette dégradation est principalement tirée par l’envolée des importations. Celles-ci atteignent Rs 30,3 milliards, soit une forte hausse de 30,8 % par rapport à juillet 2025 (Rs 23,2 milliards). Cette augmentation est alimentée par des achats accrus en machines et équipements de transport ainsi qu’en produits chimiques, et bien entendu par la facture pétrolière, qui passe de Rs 5,4 milliards (juillet 2025) à Rs 6,7 milliards (juillet 2026). La Chine reste notre principal fournisseur avec 24,3 % des parts de marché, suivie de l’Inde.

En parallèle, les exportations totales, à hauteur de Rs 10,8 milliards, affichent une progression de 23,5 %, contre Rs 8,8 milliards en juillet 2025. Les exportations s’orientent vers les États-Unis, qui absorbent 16 %, et l’Afrique du Sud (14,5 %). Si la vitalité des exportations est un signal positif pour le mois de juillet, l’écart grandissant avec les importations rappelle la vulnérabilité de la balance commerciale face aux fluctuations de la demande et des coûts extérieurs.

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