Raj Pentiah, ministre de la Fonction Publique : « Le Public Sector Reform Bill changera le Service Civil et le pays »

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« Je ne dis pas ki bann fonctionnaires pé met bâton dans la roue gouvernement, mais que la bureaucratie du Service Civil est trop lourde pour bien faire fonctionner le pays en 2026. »
« Le Mauricien a envie et besoin d’un Service Civil où la méritocratie prime et où les officiers sont efficients, redevables et travaillent dans la transparence. »
« Je suis en train de mettre en place l’engagement du gouvernement de l’Alliance pour une fonction publique plus moderne, plus efficace, plus transparente. »

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Notre invité de ce dimanche est Raj Pentiah, le ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives. Dans sa première interview de presse, il passe en revue la situation de son ministère et ses projets de réforme contenus dans le Public Sector Reform Bill qui sera bientôt présentée au Parlement.

O Pour quelle raison un magistrat en pleine ascension professionnelle abandonne le judiciaire pour se lancer dans la politique active, ce que vous avez fait en 2014 ?
— Après avoir étudié et travaillé en Angleterre pendant une quinzaine d’années, je suis rentré à Maurice où je me suis joint au judiciaire et j’ai exercé comme magistrat. En novembre 2014, j’ai reçu un appel téléphonique du Dr Navin Ramgoolam, alors Premier ministre, demandant à me rencontrer. Il m’a alors proposé de faire de la politique active en posant ma candidature pour les prochaines élections. J’ai refusé, et il a insisté le soir même et le lendemain. Il a su me convaincre, j’ai démissionné du judiciaire et j’ai été candidat du PTr en 2014, et nous avons subi une lourde défaite. Le gouvernement élu a essayé de m’incriminer dans un cas de diffamation qui a été, par la suite, rayée en Cour. J’ai continué à faire de la politique, j’ai été finalement élu en 2024 et le PM m’a nommé au ministère de la Fonction Publique, poste que j’occupe depuis.
O Pourquoi avez-vous accepté un des moins glamorous ministères, celui dont on ne parle pas beaucoup en général, ou alors en mal ?
— On ne parle pas de ce ministère parce ce que ceux qui m’ont précédé n’ont rien fait pour. Est-ce qu’on réalise que depuis l’Indépendance, ce ministère n’a jamais eu un encadrement légal ? Qu’on l’accuse de tous les maux de la Fonction publique, alors qu’il ne contrôle qu’environ 30% des ministères ? On ne réalise pas l’importance de ce ministère, qui est le poumon du service civil et qui, s’il fonctionne comme il le devrait, pourrait être comparé à ceux d’autres pays comme le Rwanda, l’Inde ou Singapour. C’est à travers la réforme de son administration que ce dernier pays est devenu, économiquement, ce qu’il est aujourd’hui. C’est pour cette raison que j’ai accepté le poste et commencé par faire une évaluation du système. J’ai dû faire nettoyer les bureaux, les différentes infrastructures, enlever la poussière et le moisi accumulés, réparer les meubles cassés. J’ai découvert des tonnes de dossiers jamais traités, beaucoup de conditions d’emploi pour les différents postes dans les différents ministères. J’ai rencontré personnellement tous les cadres du ministère pour savoir qui est supposé faire quoi, et quand et pourquoi les dossiers n’avancent pas.
O Vous avez dû vous rendre populaire auprès des employés du ministère en venant mettre du « désordre » dans le système dans lequel ils évoluaient ?

— Certains n’ont pas apprécié ma manière de faire, mais ça ne pouvait pas être fait autrement. Je suis redevable vis-à-vis du gouvernement, du Parlement, des fonctionnaires qui travaillent bien, et surtout aux Mauriciens qui financent le ministère et attendent un bon service. J’ai pris du temps pour faire cette évaluation avant de commencer à mettre de l’ordre et de répartir les employés entre les différents départements pour répondre aux besoins et aux manquements. Si beaucoup a été accompli, il reste encore beaucoup à faire. Depuis l’Indépendance, ce ministère a fonctionné sans plan, sans stratégie, au jour le jour. Peut-il être le plus grand employeur du pays sans objectifs, sans stratégie de fonctionnement et sans plan d’ensemble ?
O Comment faire pour changer une manière de faire qui est devenue une façon de fonctionner dans le Service Civil ?
— Il faut avoir de la compétence, de la conviction et de la compréhension pour apporter le changement et servir efficacement le pays. Il faut se demander comment faire pour changer la mentalité, la pensée et le fonctionnement pour un meilleur Service Civil, avant de prolonger ce changement sur l’ensemble du pays. Et ça, tout en se disant qu’on ne peut pas arrêter le système en cours, sans empêcher le pays de fonctionner. Il faut le corriger, en réformant, afin qu’il fonctionne mieux, s’adapte à la modernité, et cela prend du temps, de la réflexion, et nécessite une évaluation du système en place.
O Comment avez-vous procédé ?
— Il fallait d’abord évaluer le système, afin de définir une stratégie pour le réformer. Avec mes officiers, j’ai fait une recherche intense sur le fonctionnement des services civils d’une série de pays voisins, ce qui nous a fait réaliser qu’il faut revoir de fond en comble le fonctionnement du nôtre. À partir de là, j’ai posé des questions fondamentales en commençant par : comment évalue-t-on la performance des officiers ? …et j’ai découvert qu’on organisait un public service excellence awards. Cela ne concernait pas la performance, mais les projets des départements, ce qui était injuste et dépendait de l’appréciation subjective des officiers supérieurs. Face aux nombreuses critiques sur la manière dont certains officiers se comportent vis-à-vis des membres du public, j’ai demandé s’il existait une section s’occupant de faire du team building pour améliorer le service public et veiller au bien-être des officiers. On m’a répondu qu’il existait une unité qui en était responsable avec un budget conséquent, The Civil Service College, Mauritius (CSCM). Qui avait un budget conséquent, mais sans objectifs définis. J’ai demandé et obtenu du cabinet la permission de drafter le texte du Atal Beehary Vajpye Public Service and Innovation Institute, qui allait remplacer le CSCM en lui donnant un paramètre légal, des objectifs clairs et une gestion transparente, pour assurer la formation des employés du service public.
O En ce faisant, vous touchez aux hauts fonctionnaires, qui ont géré le système jusqu’à votre arrivée, et à leurs pouvoirs ?
— Certes, il y a eu des réticences, de la résistance, mais on ne pouvait pas continuer comme avant. Avec mon PS, nous avons trois réunions par jour pour établir un programme de travail, suivre son avancement, vérifier si les décisions prises sont suivies et identifier les obstacles à contourner.
O Est-ce que tous les ministères, départements et sections du Service Civil ne devraient pas fonctionner comme ça ?
— Je ne peux pas aller imposer mon système et je ne peux pas répondre pour les autres ministères et départements. Je ne peux parler que du système en place dans le ministère qui donnera des résultats que d’autres pourront adopter ou rejeter. Nous avons du pain sur la planche, mais avons déjà commencé à mettre en pratique certaines nouvelles méthodes. Comme mettre fin au paperbase system encore utilisé en 2026. La digitalisation de nos services nous permettra d’aller beaucoup plus vite et de travailler mieux. Nous sommes en train de mettre de l’ordre dans les différents schemes of service en utilisant un système électronique qui permettra d’accéder en un clic aux renseignements dont on a besoin, au lieu d’aller fouiller les armoires ou chercher les dossiers aux archives. Ce système permettra d’avoir accès digitalement à la carrière d’un officier depuis qu’il est entré en fonction jusqu’à l’heure, avec tous les détails. Nous travaillons également sur un autre système qui permettra au citoyen de faire des complaintes qui seront suivies avec des temps de réponses et de réactions.
O Comment les fonctionnaires ont réagi à ces innovations qui remettent question leur manière de travailler ?
— Ils n’ont pas le choix. Nous n’avons pas le choix. Nous ne pouvons pas retourner en arrière et pratiquer un système totalement dépassé. Que nous le voulions ou pas, nous devons avancer. Il y a eu des réticences au départ parce que même si nous disons tous que nous sommes pour le changement, il est difficile de changer nos habitudes, surtout si elles ont été pratiquées depuis des décennies ! Et finalement, nous allons nous concentrer sur le but ultime de ces opérations : le Public Service Reform Act, qui figurait en bonne place dans le discours/programme du gouvernement. Nous sommes en train de poser les bases qui nous mèneront à la mise en pratique de cette loi.
O En ce faisant, vous êtes en train de révolutionner le Service Civil.
— Il faut le faire. C’est un impératif. Mais je ne pense pas que le terme révolution soit approprié. Nous sommes en train de mettre à jour le Service. Tout cela a été rendu possible grâce au support continuel du Secrétaire du Service Civil qui m’a assisté pendant la phase de réflexion et la mise en pratique de ce projet.
O C’est le même haut fonctionnaire que vous auriez rendu malade lors d’une visite en Inde, en raison de votre mauvais caractère ?
— Merci de me poser la question. C’est effectivement la même personne, mais les faits que votre journal a publiés sont le contraire de ce qui s’est passé. Allez parler au Secrétaire du Service Civil, la personne concernée, et aux membres de la délégation qui m’ont accompagné en Inde. Je résume ce qui s’est passé : nous sommes arrivés en Inde le mois dernier, au moment de la mousson, et le Secrétaire du Service Civil a eu une mauvaise grippe. J’ai tout fait pour qu’il soit admis dans un hôpital, soit soigné dans les meilleures conditions possibles, et que son épouse puisse aller le rejoindre. Je vous invite à le contacter pour sa version des faits – qui n’ont pas été vérifiés avant publication dans la presse – qui nous ont blessé tous les deux.
O Depuis que le gouvernement de l’Alliance est au pouvoir, beaucoup de ses ministres et même le Premier n’ont pas cessé de répéter qu’ils ne peuvent pas aller plus vite « parski bann fonctionnaires pé met bâton dan la roue gouvernement. » Quel est le commentaire du ministre de la Fonction Publique sur cette déclaration répétée ?
— Je ne défends personne, mais il ne faut pas généraliser et affirmer que tous les fonctionnaires ne font pas bien leur travail. Je ne dis pas que bann fonctionnaires pe met bâton dans la roue gouvernement, mais que la bureaucratie du Service Civil est trop lourde pour bien faire fonctionner le pays, en 2026. Tous les pays qui ont connu un succès économique sont arrivés à ce stade en démantelant la bureaucratie, en la rendant plus efficace. C’est ce que nous voulons faire. Nous avons organisé, le mois dernier, un atelier qui a réuni plus de 300 personnes, que toute la presse n’a pas rapporté, avec des membres du public, des ONG, d’anciens et d’actuels fonctionnaires, d’anciens ministres ; des représentants du Parquet, du Barreau et du Secteur privé, ainsi que des Syndicalistes. Nous avons regroupé et analysé les propositions de cet atelier veulant d’un système transparent, efficace, résilient et centré sur ses utilisateurs, les Mauriciens. Ces propositions ont été résumées dans un document qui sera présenté la semaine prochaine au Conseil des ministres avant la rédaction du Public Service Reform Bill. Cette loi sera inspirée des systèmes en place dans certains autres pays qui peuvent s’adapter au contexte démocratique et multiculturel de Maurice. Le Mauricien a envie et besoin d’un Service Civil où la méritocratie prime et où les officiers sont efficients, redevables et travaillent dans la transparence. Il ne veut pas d’un service opaque, qui n’encourage pas la méritocratie.
O Vous êtes en train de mettre fin à la bureaucratie qui règne dans le Service Civil depuis plus d’un demi-siècle ?
— Cette bureaucratie avait sa raison d’être il y a 50 ans de cela. Elle découlait d’un système colonial qui a été appliqué tel quel. Les pays ont évolué par rapport à la demande socio-économique et technologique, ainsi qu’à la modernisation de leurs populations. Cela n’a pas été le cas de Maurice qui a, quelque part, refusé d’évoluer. Ce refus se situait à deux niveaux : politique, tout d’abord, par les ministres qui se sont contentés de gérer le système, et administratif, ensuite, par les fonctionnaires qui ne voulaient pas sortir de leur zone de confort. Cette bureaucratie est devenue un handicap, ralentit et parfois même empêche le système de fonctionner avec ses multiples protocoles, règlements et sous-règlements.
O Cette façon de dysfonctionner est devenu la marque de fabrique, pour ne pas dire l’ADN du Service Civil.
— Le PSRB reverra, par exemple, les conditions de recrutement dans le service. Aujourd’hui, le Manager Support Officer, celui qu’autrefois on désignait comme clerk, est recruté et il est automatiquement confirmé après une année sur la base de ses qualifications et de sa conduite au travail, et c’est tout. Ailleurs, la formation administrative et sportive commence dès le recrutement et l’employé doit suivre des formations sur l’intégrité, la responsabilité, la redevabilité, la transparence, l’efficience, la communication avec le public, avant d’être confirmé Nous allons suivre cette voie en l’adaptant au contexte local.
O Je vous le redis : vous êtes en train de faire une révolution !
— Moi je l’appelle une réforme qui changera le Service Civil et le pays. C’est ce qui est ressorti de notre consultation, c’est ce que demandent les Mauriciens.
O Que disent les syndicats de ces propositions qui changeront fondamentalement la nature du travail de leurs syndiqués ?
— Les syndicalistes ont participé et, dans certains cas, co-animé les salles de consultations de l’atelier. Ils sont pour la réforme qui comporte aussi des propositions en faveur de leurs membres. Comme le fait que la performance et l’efficacité des hauts officiers soient reconnues par des promotions et des certificats reconnus internationalement.
O C’est pour reconnaîitre l’efficacité des hauts fonctionnaires que vous avez poussé le précédent Secretary for Public Service vers une retraite anticipée ?
— En tant que ministre, je n’ai pas la capacité de pousser un haut fonctionnaire à quitter le service. Tous les hauts fonctionnaires doivent respecter le paramètre suivant : ce n’est qu’après que les personnes responsables : le gouvernement aient pris et ratifié une décision politique qu’elle doit être mise en pratique. Il n’y a jamais eu de décision du Cabinet sur les mesures à prendre pour faire face aux conséquences de la guerre dans le Golfe : le work from home dans le Service Civil qui devait affecter 60,000 fonctionnaires. Il y a eu, avant, une réunion au cours de laquelle la question a été évoquée, mais aucune décision n’a été prise le vendredi. Je n’ai appris l’existence de la circulaire et de son contenu que le mercredi suivant par la presse. Une enquête a été ouverte, j’ai donné des explications et la chronologie de ce qui s’était passé, sans que j’en sois informé, et le Secrétaire au Cabinet a pris la décision qui s’imposait.
O Vous pensez que cette « fausse » circulaire a été publiée expressément ?
— Je ne peux pas répondre à cette question… qu’il faut aller poser à celui qui a fait sortir cette circulaire.
O Abordons le volet politique de cette interview. Est-ce que le gouvernement de l’Alliance fonctionne mieux depuis la cassure et la démission de Paul Bérenger ?
— Pour commencer, il n’y a pas eu cassure du gouvernement de l’Alliance puisque le MMM est encore au gouvernement, alors que trois de ses membres élus ont décidé de démissionner pour aller dans l’opposition. C’est leur droit démocratique. Le MMM est toujours dans l’Alliance et contribue énormément à la direction du pays. Le gouvernement fonctionne de la même manière que depuis le début de son mandat et met en pratique son programme gouvernemental. Par exemple, nous avions promis une National Crime Agency et le texte de ce projet de loi sera bientôt soumis au Parlement…
O …mais il vous est arrivé de mettre en pratique des mesures qui ne figuraient pas dans le programme gouvernemental, comme le report de l’âge de la pension de vieillesse !
— Le député MMM Ram Etwarea vient de publier une lettre ouverte disant qu’il est temps d’arrêter d’utiliser la pension de vieillesse comme une arme électorale pour obtenir des votes…
O …mais c’est ce que tous les partis politiques ont fait au fil des années ! Dès qu’un parti proposait une augmentation, un autre la doublait tout de suite. C’est ainsi que quand Pravind Jugnauth a promis d’envoyer les membres du 3ème age à Rodrigues, Navin Ramgoolam a rétorqué qu’il allait les envoyer à La Réunion !
— C’était une déclaration de circonstance amplifiée par les médias. Soyons réalistes : est-ce le système de pension qui existait avec Rs 55 milliards était soutenable ? Est-ce que face à cette situation, nous devions continuer jusqu’à la banqueroute ou prendre une décision difficile, impopulaire, mais nécessaire, indispensable ? On ne peut pas choisir la popularité au détriment de l’intérêt de la nation ! C’est ce que le gouvernement a fait.
O Est-ce que vous n’êtes pas gêné par les scandales qui se répètent, le dernier étant celui de la bande enregistrée qui a poussé le Senior Adviser du PM à démissionner ?
— Est-ce que ce sont des scandales ou de la propagande de personnes malveillantes qui sévissent sur les réseaux sociaux et amplifient la moindre petite chose, souvent sans aucune vérification ? Dans le cas de la bande sonore qui fait la une de la presse, le PM a déclaré que qui que ce soit, y compris les ministres et députés, contre qui une allégation ou un acte de corruption sera prouvé – aura à assumer ses responsabilités.
O J’ai remarqué que beaucoup de ministres et députés sont très visibles médiatiquement, ces temps derniers. Est-ce cela s’inscrit dans une campagne de marketing en vue du futur remaniement ministériel annoncé ?
— C’est la première interview que j’accorde à un journal depuis ma nomination pour la simple raison qu’il fallait que je prépare la réforme, que je la mette en place, avant de pouvoir en parler. Par ailleurs, je suis sur Facebook depuis 2014 et je rends régulièrement compte de mes activités depuis que j’ai été nommé ministre. Il n’y a rien de nouveau dans cela et n’a rien à voir avec le remaniement ministériel. C’est la prérogative du Premier ministre de procéder au remaniement et de décider si un ministre fait bien son travail ou non. Aussi longtemps que vous faites bien votre travail, vous n’avez pas à avoir peur de qui que ce soit, en dehors de votre créateur.
O Est-ce que la remontée du MSM dans l’opinion publique suite aux scandales et aux faux pas du gouvernement vous inquiète ?
— De quelle remontée du MSM est-on en train de parler ? De celle orchestrée par des likes sur les réseaux sociaux ? À cela, je réponds en reprenant la formule d’Arvind Boolell : « Dir zot aret revé , kamarad ! »
O Voici la dernière question de cette interview : vous êtes satisfait de ce que vous êtes en train de faire et convaincu que c’est la seule voie pour faire le Service Civil répondre aux demandes et besoins des Mauriciens ?
— Oui. J’ai la responsabilité de redresser l’administration publique et de moderniser son fonctionnement. J’ai également la responsabilité d’informer les fonctionnaires et les Mauriciens de ce que ce ministère est en train de faire pour réaliser les objectifs du gouvernement qui rejoignent les demandes et les aspirations des citoyens. Je suis en train de mettre en place l’engagement du gouvernement de l’Alliance pour une Fonction Publique plus moderne, plus efficace, plus transparente.

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Jean-Claude Antoine

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