Infrastructure — CHCL : 40% de l’actionnariat confirmé aux opérateurs privés

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Consultations, hier, présidées par le PM, Navin Ramgoolam, et des représentants de MSC et de Maersk sur les modalités de ce nouveau partenariat portuaire

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Une garantie : aucune perte d’emploi n’est envisagée avec la nouvelle configuration des opérations dès le début de 2027

La réforme dans le secteur portuaire, avec l’entrée des opérateurs portuaires privés dans le capital de la Cargo Handling Corporation Limited (CHCL), a franchi en ce début de semaine une étape décisive. En effet, une séance de travail au Prime Minister’s Office, présidée par le chef du gouvernement, Navin Ramgoolam, en présence des représentants des potentiels partenaires portuaires, en l’occurrence la Mediterranean Shipping Corporation (MSC) et Maersk, a permis d’établir les modalités de cette réforme en profondeur en vue d’une modernisation des opérations portuaires. Le calendrier agréé entre les différentes parties indique, qu’une fois les étapes procédurières de Due Diligence et de Good Governance complétées, que la Cargo Handling Corporation Limited New Look devrait être opérationnelle dès le début de l’année prochaine.

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Ainsi, la participation du privé au sein de la Cargo Handling Corporation Limited sera Capped à hauteur de 40% en vue d’assurer que le contrôle portuaire soit toujours entre les mains du secteur public. De leur côté, les deux partenaires identifiés et invités à la table des négociations auraient préféré un meilleur Cut dans l’entrée au capital de la Cargo Handling Corporation Limited. Le 6 mars 2026, le gouvernement avait donné son accord de principe à la mise en œuvre du projet ainsi qu’à l’ouverture du capital de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL) à Maersk et Mediterranean Shipping Company comme actionnaires minoritaires jusqu’à 40 %.

Avec l’accord intervenu hier, la prochaine étape enclenchée sera la nomination d’un Transaction Advisor pour mettre au point l’exercice d’évaluation des avoirs pour les besoins du financement de ce rachat de 40% dans le port. Un exercice d’appel d’offres, susceptibles d’intéresser les Big Four dans ce secteur spécialisé, devra être lancé incessamment en vue du calendrier des plus serrés pour acter l’introduction du privé dans ce secteur stratégique et notamment des investissements stratégiques dans les équipements pour permettre à Port-Louis de s’imposer comme une escale incontournable dans la desserte maritime dans cette partie du monde avec les instabilités géopolitiques au Moyen-Orient.

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À l’Hôtel du Gouvernement, l’on souligne que « toutes les étapes en matière de Due Diligence et de Good Governance seront suivies à la lettre et que la garantie a été obtenue qu’il n’y aura aucune perte d’emploi » avec les nouveaux contours des opérations et de gestion dans le port. En parallèle, le projet d’Island Container Terminal dans l’enceinte portuaire, nécessitant des investissements de Rs 47,3 milliards, sera mis à exécution dans le cadre d’un G to G Agreement entre Port-Louis et New Delhi avec le choix du partenaire indien déjà identifié.

Le projet de modernisation de l’infrastructure et de la gestion du port a fait l’objet de consultations avec les Stakeholders du privé et des syndicats des employés du port, qui ont tenu à communiquer au gouvernement leurs réserves sur ce développement. De son côté, Business Mauritius, en collaboration avec la Mauritius Export Association (MeXA) et la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI), ont été parties prenantes des consultations, avec la présentation d’un Discussion Paper élaboré suite de la présentation du programme gouvernemental 2025-29. L’un des points saillants du programme gouvernemental s’articule autour de la nécessité de revoir en profondeur le fonctionnement du port, précisant, entre autres, que « Government also recognises that a modern and efficient seaport will be of critical importance to boosting the competitiveness of our economy as a destination for foreign investment. There will therefore be a total revamping of the port and other infrastructure to support maritime economic activities. »

Le secteur privé a systématiquement défendu la thèse que les infrastructures portuaires à Port-Louis sont systématiquement sous-exploitées. La capacité de manutention dans le port dépasse un million d’EVP (TEU), mais l’utilisation réelle ne concerne qu’environ 400 000 conteneurs, dont près d’un tiers est destiné au transbordement, principalement vers Madagascar. Les analystes avancent que le potentiel de Maurice pourrait dépasser trois millions d’EVP si les infrastructures sont développées et si des partenaires stratégiques appropriés sont attirés. D’où le choix porté sur deux grandes conférences maritimes, MSC et Maersk, desservant Maurice, ce qui représente un risque majeur, tandis qu’il y a dix ans, douze compagnies assuraient le service du port.

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