Nouvelle charge politique de Donald Trump contre le retour de l’archipel sous la souveraineté de Maurice
- Andy Burnham: « The UK will work hard to find a resolution between the different sides (…) and we need a resolution »
- Les séances de travail de Ramgoolam à Londres, annoncées pour la semaine prochaine, devront préciser la position de Port-Louis pour The Way Forward
Après le coup de fil de lundi entre le Premier ministre britannique, Andy Burnham, et son homologue mauricien, Navin Ramgoolam, et le tête-à-tête Trump/Burnham, hier soir à New-York, tout semble indiquer que le Chagos Deal dans sa forme du 22 mai 2025 ne tiendraoi qu’à un fil. À ce stade, le président des États-Unis, Donald Trump, campe sur sa position, rejetant toute idée de retour de l’archipel des Chagos sous la souveraineté Maurice. Il l’a répété, en reprenant l’expression Terrible Deal, lors de sa première rencontre en présentiel avec le Premier ministre britannique, Andy Burnham. Ce dernier a évité de répondre à une question de la BCC à l’effet « if the Chagos Deal is dead ». Toutefois, il a laissé entendre que Londres poursuivra ses efforts en vue d’aplanir les obstacles politiques et diplomatiques, qui se sont dressés sur la route de la conclusion de cet accord depuis mai de l’année dernière.
Dans la conjoncture, après les deux épisodes en ce début de semaine, les prochaines consultations annoncées à Londres du Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de son déplacement pour des raisons médicales, se révèlent être critiques. Il s’apprête à passer en revue avec les conseils juridiques de Maurice dans la capitale britannique les derniers développements et à élaborer une Roadmap du Way Forward pour débloquer le dossier des Chagos sur le plan du droit international. Il est également annoncé qu’il devrait avoir une séance de travail avec le National Security Adviser britannique, Jonathan Powell, celui-là même, qui était derrière le Deal du 22 mai 2025.
En attendant, la présence britannique et les forces politiques conservatrices font leurs choux gras ce matin avec la déclaration répétée de Donald Trump au sujet du Terrible Chagos Deal. D’ailleurs, le leader du UK Reform Party, Nigel Farage, celui qui a orchestré le débarquement de Misley Mandarin à Peros Banhos en février dernier, s’est empressé de poster sur X que «The Chagos deal is dead. Thank God.»
S’appuyant sur la réaction d’Andy Burnham sur le sort de l’accord anglo-mauricien après les derniers commentaires de Donald Trump, la presse britannique note que « Mr Burnham paused before adding “yep” in response. Later he did not deny that the Chagos deal could be dead. Asked by the BBC, he dodged the question, saying it was an agreement he had inherited and we need a resolution ».
D’un point de vue général sur les Chagos et en particulier la base militaire de Diego Garcia, le Premier ministre britannique a fait comprendre à la presse à New York que « it’s critical to safeguard the future of the base, and that matters to us for security reasons, but also clearly to the United States as well. So what I said in the meeting is that we will work to find that resolution between the different sides, and we’ll work hard to find it. It was clear that we need to come to that agreement, but I’m confident we can find it working with our US partners. »
De son côté, le président américain a laissé entendre que lors des échanges avec Andy Burnham, il aurait été question que Londres allait revoir la situation. Il a fait comprendre lors du point de presse que « I think the Prime Minister is going to be looking at [the deal].» Il a également souligné l’importance stratégique de la base militaire de Diego Garcia dans le cadre de l’instabilité géopolitique grandissante au Moyen-Orient et a affirmé que « Diego Garcia is strategically very important, particularly in relation to US operations in Iran. »
Le président des États-Unis a trouvé que « it is a very important piece of real estate, militarily and strategically for both the UK and America.»
Affaire à rebondissements à suivre avec, entre autres, la rencontre prévue entre le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, et le Foreign Secretary britannique, Ed Milliband, en marge de l’assemblée générale des Nations unies, qui se tient ces jours-ci à New York.

