KPMG Mauritius a réuni ses clients, partenaires et plusieurs acteurs du monde économique au Maritim Resort, à l’occasion d’une soirée d’échanges consacrée aux perspectives de Maurice et aux opportunités qui se dessinent à l’échelle africaine. Organisé en marge des réunions du KPMG One Africa Governance Council, l’événement a notamment permis de replacer Maurice dans la stratégie régionale du réseau du cabinet.
Au-delà d’une rencontre entre dirigeants d’entreprises, les discussions ont porté sur plusieurs enjeux qui conditionnent la capacité de Maurice à consolider son rôle de centre financier international et de plateforme d’accès aux marchés africains. La gouvernance, la confiance, les investissements, les talents et les nouvelles technologies figuraient parmi les principaux thèmes abordés.
Pour Tola Adeyemi, CEO de KPMG One Africa, la tenue à Maurice des réunions de l’instance de gouvernance du réseau traduit le poids accordé au pays dans l’organisation africaine du cabinet. « Réunir le KPMG One Africa Governance Council à Maurice reflète l’importance stratégique de ce marché au sein de notre réseau », a-t-il déclaré. Les échanges avec les collaborateurs, clients et partenaires ont permis de confronter les perspectives sur les opportunités qui se présentent à Maurice et sur le continent.
Cette dimension régionale intervient alors que KPMG One Africa regroupe depuis 2025 les cabinets membres du réseau dans 13 pays d’Afrique australe, de l’Est et de l’Ouest. Maurice fait partie du pôle d’Afrique australe, aux côtés notamment de l’Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique, de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe.
Dans ce contexte, la position de Maurice comme point de connexion entre entreprises, capitaux et talents a occupé une place importante dans les discussions. Le fait que la structure KPMG One Africa soit basée à Maurice est présenté par le cabinet comme un signal de confiance dans la juridiction et dans sa capacité à servir de plateforme régionale. Joelene Pierce, CEO de KPMG Southern Africa, estime ainsi que les atouts institutionnels et humains de Maurice constituent des éléments importants pour soutenir les investissements en Afrique. « Mauritius constitutes a market of strategic importance », a-t-elle déclaré, mettant en avant « the country’s strong institutions, quality of talent and international connectivity », trouve-t-elle.
Pour elle, la coopération entre les différentes composantes du réseau doit permettre de combiner la connaissance des marchés locaux avec des capacités régionales et internationales. « By working together, we can combine our knowledge of local markets with regional and global capabilities to create more value for our clients and the communities we serve », ajoute-t-elle.
Cette approche rejoint l’ambition affichée par KPMG One Africa de booster le partage d’expertise et la prestation de services à travers le continent. Le regroupement couvre trois pôles régionaux : l’Afrique australe, l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest, avec notamment le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda à l’Est, ainsi que le Ghana et le Nigeria à l’Ouest.
Pour Désiré Lan, qui vient de franchir ses 90 premiers jours comme Country Managing Partner de KPMG Mauritius, le développement du cabinet s’inscrit autour de trois priorités : la croissance, la qualité et les personnes. « My focus has remained firmly on three priorities: growth, quality and people », a-t-il expliqué. Il lie directement ces priorités au positionnement économique de Maurice, notamment à travers le développement des compétences et l’accompagnement des entreprises dans leurs projets de croissance. « By investing in our people, maintaining the highest standards of quality and supporting the growth ambitions of our clients, we are helping position Mauritius as a gateway to Africa and as a preferred destination for business, investment and sustainable growth », a-t-il mis en avant.
Les discussions ont également dépassé les seuls enjeux financiers et commerciaux. Le développement des talents, l’intelligence artificielle et la transformation technologique ont été identifiés comme des facteurs susceptibles de modifier la compétitivité des entreprises mauriciennes et africaines dans les prochaines années. L’événement intervient ainsi dans un contexte où les entreprises doivent composer simultanément avec l’évolution rapide des technologies, l’importance de renforcer les compétences et des exigences accrues en matière de gouvernance et de confiance. Pour KPMG, ces différents paramètres sont étroitement liés à la capacité des économies africaines à attirer les capitaux et à développer de nouvelles activités.

