La National Human Rights Commission (NHRC) met en avant, dans sa newsletter de septembre 2026, ses différentes initiatives en faveur des droits humains, de la justice sociale et de la dignité humaine. Elle revient aussi sur le communiqué émis le 11 septembre dernier, concernant les commentaires visant la Woman Police Constable Mary Jade Catherine. La NHRC condamne les humiliations et attaques personnelles liées notamment à l’apparence physique, à la corpulence ou aux origines d’une personne.
Elle indique que la dignité humaine et la non-discrimination constituent des principes fondamentaux et que la liberté d’expression ne devrait pas servir de prétexte à l’humiliation ou au harcèlement.
À travers les différentes initiatives présentées dans cette édition, la NHRC dessine ainsi les contours d’un agenda qui dépasse la seule gestion des plaintes individuelles. Responsabilité des entreprises, intelligence artificielle, justice réparatrice, environnement, égalité, conditions carcérales, éducation aux droits et participation citoyenne : autant de dossiers qui placent la dignité humaine au centre du débat public.
La Commission entend ainsi poursuivre sa mission de promotion et de protection des droits humains, tout en renforçant le dialogue avec les institutions publiques, la société civile, les jeunes et les différents acteurs de la société mauricienne.
Au cœur de cette édition figure le premier symposium annuel sur les droits humains, organisé le 1er août en collaboration avec Middlesex University Mauritius. Les échanges ont porté notamment sur la responsabilité des entreprises, les droits des travailleurs, l’intelligence artificielle, ainsi que la réconciliation et la justice réparatrice.
La NHRC souligne que le développement économique doit également garantir la protection des droits fondamentaux. Les discussions s’articulaient autour de la nécessité de mécanismes efficaces de contrôle, de transparence et de recours, notamment en matière de conditions de travail, de liberté syndicale et de non-discrimination. La Commission s’est également penchée sur les risques de discrimination liés à l’intelligence artificielle et sur l’importance de maintenir une responsabilité humaine.
La justice réparatrice et la réconciliation ont constitué un autre axe majeur, avec des discussions autour de l’esclavage, de la mémoire, du patrimoine du Morne et des traumatismes transgénérationnels. La NHRC estime que ces réflexions doivent contribuer à la compréhension, à la reconstruction et à la résilience.
Sur le plan institutionnel, la Commission poursuit ses efforts de consolidation de ses capacités, tout en préservant son indépendance. Elle a également abordé avec le Commissaire des Prisons plusieurs questions liées à la détention provisoire, aux alternatives à l’emprisonnement, à la réhabilitation et aux conditions carcérales.
La justice environnementale figure également parmi ses priorités. La NHRC a présenté, lors d’un atelier régional à Addis-Abeba, les enjeux liés à la gestion des déchets à Maurice, notamment l’enfouissement, le recyclage insuffisant et les conséquences de la pollution sur la santé et les communautés vulnérables. Elle préconise une transition vers une économie circulaire et une plus forte participation citoyenne.
La Commission a par ailleurs participé aux discussions sur l’égalité des genres et la participation des jeunes, en mettant l’accent sur des actions concrètes, mesurables et fondées sur les données.
À travers l’ensemble de ces initiatives, la NHRC affirme ainsi sa volonté de faire des droits humains une réalité concrète, en renforçant le dialogue avec les institutions, la société civile, les jeunes et les différents acteurs de la société mauricienne.

