Affaire des coffres-forts : Le DPP plaidera en personne contre le non-lieu en faveur du PM

Ajouter en tant que source préférée sur Google

Le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Me Rashid Ahmine, Senior Counsel, représenta personnellement la poursuite au niveau de la Cour suprême quant à l’appel qu’il avait logé contre le non-lieu dont avait bénéficié le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans l’affaire dite des coffres-forts en juin dernier.

- Publicité -

C’est ce qui est ressorti quand cet appel a été appelé pro forma devant le Deputy Master & Registrar de la Cour suprême, Pranay Sewpal, hier. Cette séance, en présence des représentants du DPP et du Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait été convoquée pour essayer de trouver une date commune pour que la Cour suprême puisse entendre cet appel.
Me Ida Dookhy-Rambarrun, représentant le Bureau du DPP, a expliqué que le DPP, Rashid Ahmine, Senior Counsel, plaiderait personnellement dans cet appel, mais qu’il serait pris dans une affaire devant le Privy Council au début de 2027, ce qui fait que l’appel ne pourra être entendue qu’au milieu de l’année. L’affaire a été renvoyée au 1er octobre, toujours devant le Deputy Master & Registrar, pour arrêter une date finale.
Navin Ramgoolam répondait de 23 chefs d’accusation de « wilful and unlawful acceptance of payment in cash in excess of Rs 500 000 », en infraction avec diverses sections de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA), cela après la saisie de Rs 200 millions dans des coffres-forts à sa résidence à River Walk.
Les magistrats Bibi Razia Janoo-Jaunboccus et Abdool Rahim Tajoodeen, siégeant dans la Financial Crimes Division (FCD) de la Cour intermédiaire, avait ordonné un permanent stay of proceedings dans cette affaire le lundi 8 juin.
Le Bureau du DPP avait alors logé un avis d’appel en Cour suprême. Pour le DPP, il y va de l’intérêt public que les tribunaux ne créent pas un sentiment d’impunité en faveur des politiciens, si ces derniers mettent en avant à chaque fois qu’il y a « vendetta politique » dans les poursuites diligentées contre eux.

EN CONTINU ↻