En toute liberté : Il était une fois le dodo…

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Les différents championnats de football, à travers le monde, ne reprendront que le week-end prochain, après une pause de trois semaines en raison de la trêve internationale. Le temps, notamment, de permettre aux sélections nationales de préparer les échéances à venir.

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Contrairement aux précédentes, cette trêve aura un goût très particulier. En effet, deux anciens entraîneurs de clubs au passé glorieux ont franchi le pas en acceptant de relever un tout autre défi, celui de tenir, pour la première fois, les rênes de leurs sélections nationales. Après avoir grandement aidé à ramener les jours heureux à Liverpool, dont un titre de champion de Premier League après 30 ans, Jürgen Klopp est désormais à la tête de l’Allemagne, sa patrie, avec le même objectif qu’à Anfield.

La légende Zinedine Zidane revient, lui, avec un palmarès éloquent. Il a été champion du monde 1998 et d’Europe 2000 en tant que joueur et a, entre autres, remporté, trois fois de suite, la Ligue des Champions en tant qu’entraîneur du Real. Contrairement à Klopp, Zidane retrouve, lui, une sélection qui repose sur des acquis. Et même s’il retrouve le banc de touche après cinq ans, contre deux pour Klopp, un point commun unit les deux hommes : l’enthousiasme occasionné autour de leurs sélections, par le biais de ce nouveau chapitre, voire de cette nouvelle ère.

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Forcément, on ne pouvait demeurer insensible à cette actualité, d’autant plus que cette trêve concerne aussi Maurice. Quoi de neuf justement du côté de notre sélection nationale ? Nous savons déjà que le contrat du sélectionneur français, Guillaume Moullec, n’a pas été renouvelé début avril par la Mauritius Football Association (MFA).
C’est le tandem composé du Portugais Rui Pedro — formateur de Benfica — et du Mauricien Daniel Ramsamy, qui a pris les commandes. À son actif: une victoire (2-1) face à la Sicile en juin dernier en Italie. Au menu, cette fois: Une double confrontation face au Sri Lanka, les 2 et 5 octobre à Côte d’Or !

Une triste confrontation si l’on tient compte du fait que cet adversaire est 187e au classement de la Fédération internationale de football associations (FIFA). Maurice, elle, est 178e, alors que l’autre pays sollicité dans le cadre d’un tournoi triangulaire était la Syrie. 83e mondial, ce pays a toutefois décliné l’invitation, en raison, somme toute d’obligations plus importantes.

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Même Djibouti, un pays nettement moins classé (196e) avait été sollicité comme remplaçant, mais l’affaire ne s’est finalement pas conclue. Preuve que Maurice ne séduit guère au point de devoir jouer deux fois face à la même équipe ! Et la MFA dans toute cette histoire ? Comment ses membres réagissent-ils à cette situation aussi désastreuse que chaotique ?

Comment son président, Samir Sobha, membre de la Confédération africaine de football (CAF), analyse-t-il cette situation fort embarassante ? Ne parlons surtout pas de l’état — sportif comme administratif — dans lequel se trouve cette discipline à Maurice ! Alors que pourtant, ce même Sobha dirige cette fédération depuis 13 longues années !

Honteux, n’est-ce pas ? Pas pour ceux basés à la Football House à Trianon et encore moins pour les différents gouvernements et les ministres de la Jeunesse et des Sports qui se sont succédés. Après Stephan Toussaint, la MFA semble toujours bénéficier d’une impunité déconcertante sous l’ère Deven Nagalingum. À moins, bien évidemment, qu’on arrive à nous expliquer pourquoi et comment une fédération peut exister dans un pays de droit, alors que ses statuts ne sont toujours pas reconnus !

Cette situation s’est-elle depuis régularisée ? Officiellement, nous n’avons pas été informés d’une information aussi sensible qu’importante. Ce qui n’empêche pas cette fédération « hors-la-loi » d’être financièrement soutenue par l’État par le biais d’une assistance à ses clubs, pourtant dirigés…par certains de ses membres ! Même que les matches internationaux organisés par la MFA se jouent sous surveillance…policière ! Rigolo, n’est-ce pas ?

En revanche, la MFA a tout de même eu un mérite, cette année. Oui messieurs-dames, alors que sa priorité devrait reposer sur une refonte totale dans sa façon de fonctionner et d’administrer, nécessaire pour une relance durable, cette fédération a décidé de procéder à un rebranding en février dernier.

Le Club M n’existe plus. La sélection nationale se révèle désormais sous le pseudonyme des “Dodos”. L’oiseau emblématique de l’île Maurice qui, de triste mémoire, s’est éteint il y a 345 ans et que certains ont symboliquement fait renaître de ses cendres !

 

Jean-Michel Chelvan

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