Disparition de Munawara Begum — Rama Valayden met la police sous pression

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L’avocat exige des réponses sur l’enquête, le recruteur, le passeport et les démarches engagées au Bangladesh

La disparition de Munawara Begum prend une tournure plus embarrassante pour les autorités. Dans une lettre datée du 1er octobre et adressée au commissaire de police Rampersad Sooroojebally, Me Rama Valayden, SC, réclame des réponses précises sur l’état réel de l’enquête. Une première correspondance, envoyée le 22 septembre, serait restée sans accusé de réception.

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L’avocat ne se contente plus de demander où en sont les recherches. Il questionne directement leur efficacité. L’enquête est-elle toujours active ? Pourquoi la photo de la jeune Bangladaise n’aurait-elle pas été diffusée plus largement ? Le recruteur qui a organisé sa venue à Maurice a-t-il été interrogé ? Et qu’est-il advenu de la piste de Goodlands, où Munawara Begum aurait été aperçue ?

Me Valayden pousse également les autorités à s’expliquer sur les démarches entreprises à l’étranger. Il veut savoir si la police mauricienne a contacté les autorités du Bangladesh, Interpol à Dhaka ainsi que la famille de la disparue.

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L’avocat réclame aussi des précisions sur l’exploitation du téléphone de Munawara Begum et propose qu’un appel à témoins soit diffusé en bangla, avec éventuellement une récompense pour toute information crédible.

Mais la question la plus sensible concerne son passeport. Où se trouve-t-il ? Dans quelles circonstances aurait-il été retenu ? Me Valayden soulève en outre une possible question de conflit d’intérêts et demande si certains aspects du dossier ont été confiés à une instance indépendante.

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Sa conclusion est sans détour : il veut savoir si cette affaire est traitée « with seriousness or with levity ». En d’autres termes, l’avocat exige désormais des comptes sur ce qui a réellement été fait pour retrouver Munawara Begum.

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