ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR | Formation professionnelle : La HEC n’a pas accrédité le programme de Master of Public Health de l’UoM

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  • Un médecin de la promotion 2023-24 a obtenu cette réponse de l’autorité régulatrice
  • La question demeure pour les autres promotions

Après le Medical Council, qui a rejeté le Master of Public Health de l’Université de Maurice, la Higher Education Commission (HEC) a confirmé n’avoir pas accrédité ce programme. Un médecin de la promotion 2023-24, qui s’est tourné vers l’autorité, après le refus du Medical Council de valider ce diplôme, a en effet obtenu une réponse écrite en ce sens. C’est la colère parmi les médecins qui ont payé plus de Rs 200 000 pour cette formation. Avec la tournure des événements, le doute s’est installé au sein des autres promotions également.

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Le mois dernier, des médecins qui ont voulu faire valider leurs Master of Public Health de l’Université de Maurice, comme qualification additionnelle auprès du Medical Council, ont eu la mauvaise surprise d’apprendre que ce diplôme n’était pas reconnu par l’instance régulatrice. Du coup, ces médecins qui aspiraient à des candidatures pour le poste de Community Physician au ministère de la Santé n’ont pu le faire.

Nouveau coup de massue, un mois plus tard. Un jeune médecin qui voulait en avoir le cœur net s’est renseigné auprès de la Higher Education Commission, qui doit donner son aval au tout nouveau programme dans les universités. Dans une réponse écrite, l’autorité indique ainsi : « We wish to inform you that the Commission has not accredited the Master of Public Health for the academic year 2023-24. »

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Cette tournure des événements inattendue a jeté la consternation parmi les médecins qui ont suivi ce programme. « L’Université de Maurice est une institution réputée et le programme a été Advertised en même temps que les autres. À aucun moment, nous aurions pensé nous retrouver dans une telle situation. Nous avons dépensé plus de Rs 200 000 pour suivre ce cours, et nous y avons mis tout notre temps et notre énergie, pour au final, nous retrouver au pied du mur », laisse-t-il entendre.

Ce qui intrigue également les jeunes médecins, c’est que par le passé, il y a des recrutements qui ont été faits avec le Master of Public Health. Pourquoi la situation a-t-elle changé aujourd’hui ? L’autre question qui demeure : qu’en est-il des autres promotions ? Si la HEC n’a pas accrédité le programme de l’année académique 2023-24, l’a-t-elle fait pour 2024-25, 2025-26 et les années avant 2023 ?

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L’on se demande également comment un programme puisse être proposé sans passer par la HEC et sans l’accord du Medical Council. Dans ses explications à Le Mauricien, lors de notre premier article à ce sujet, le Dr Manish Rai Sookha, président du Medical Council, avait évoqué trois raisons pour soutenir ce refus. D’abord, une partie des cours avait été offerte en ligne (Technology Enabled Learning).

Ensuite, le programme était ouvert à d’autres professionnels de santé et non exclusivement aux médecins. Ce qui soulève des questions par rapport à l’exigence de la formation. Finalement, un tel programme exige une dimension pratique, d’au moins une année, selon les règlements du Medical Council. Mais tel n’a pas été le cas pour le Master of Public Health.

Il est estimé qu’il y a plus de 200 jeunes médecins qui ont suivi ce programme, dans les différentes promotions. Ils attendent maintenant des explications de l’université qui, disent-ils, « nous a fait perdre du temps et de l’argent ». Ces médecins souhaitent également une prise de position du ministre de l’Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, pour clarifier cette affaire. « Le ministre ambitionne de faire de Maurice un Educational Hub, mais comment encourager les étrangers à venir étudier ici si les cours ne sont pas reconnus par la suite ? » se demandent-ils.

Ils s’interrogent également sur les responsabilités du management de l’université dans cette affaire, ainsi que ceux qui étaient là avant eux. « Les études, c’est souvent le sacrifice d’une vie. On ne peut jouer avec l’avenir des gens, comme cela », déplorent ces médecins.

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