Le réseau Met Dife Ladan démasqué -The Burning Paradise: la piste de la connexion des cellulaires

Ajouter en tant que source préférée sur Google

 Un présumé revendeur de drogue, également  « tapeur » d’un politicien notoire, soupçonné d’être derrière ce groupe avec pour mission Met Dife Ladan contre pieent à des jeunes

- Publicité -

La Cybercrime Unit du Central CID (CCID) est parvenue à établir et à mettre des visages derrière les numéros de téléphone des administrateurs (Admins) du groupe WhatsApp The Burning Paradise. Ce réseau, qui compte 634 membres, a pour slogan, en marge de la récente vague d’atteinte à la paix et l’ordre publics (Law and Order) est Mauritius: No Fear, No Surrender. D’après les premiers éléments de l’enquête, des messages incitant à la violence y auraient été diffusés. Des consignes auraient également été données aux membres pour leur indiquer les endroits où provoquer des troubles à travers le pays.

À ce stade, les enquêteurs de la police disposent d’un inventaire de numéros de téléphone des administrateurs et ont sollicité la collaboration des opérateurs de télécommunications, soit les Service Providers, afin d’établir l’identité de ces individus concernés. Deux têtes de série, qui sont toutefois dans le collimateur de la police, seraient proches d’un politicien notoire, qui était actif dans le Sud. L’un d’eux serait un présumé revendeur de drogue et tapeur  politique durant la dernière période de campagne électorale dans les rangs de la majorité sortante et balayée lors du scrutin du 10 novembre 2024.

- Publicité -

Ce dernier suspect fait actuellement l’objet d’une attention particulière de la part des enquêteurs. Ses différents déplacements, notamment durant les récents épisodes de troubles, sont passés au peigne fin. Son Ford Raptor a notamment été aperçu dans la région de Flacq au cours de la semaine écoulée, soit au plus fort de la période des incidents.

D’autre part, l’interrogatoire de Jayesh Julloo, 21 ans, plus connu sous le nom de Kushal et présenté comme le créateur du groupe « GEN Z », pourrait verser de nouveaux éléments dans le dossier à charge, susceptibles de démasquer les « lougarous politiques de la tombée de la nuit ». Selon la police, ce chômeur a procédé à la distribution de cagoules et de cocktails Molotov à des mineurs, qui devaient les utiliser aux abords du terrain de football synthétique de MUGA, à Flacq. Les enquêteurs soupçonnent le présumé revendeur de drogue d’avoir fourni ces objets à Kushal Julloo.

- Advertisement -

Toutefois, ce dernier n’a pas souhaité livrer davantage d’informations aux enquêteurs à ce stade. Il a reconnu avoir voulu semer le trouble à Flacq, sans toutefois apporter de précisions sur les éventuelles consignes qu’il aurait reçues d’un tiers.

La Cybercrime Unit soupçonne également une possible coordination entre le groupe « The Burning Paradise » et celui nommé « GEN Z ». Le premier aurait servi de groupe principal, tandis que d’autres groupes ‘secondaires’ WhatsApp ont été créés en fonction des différentes localités ciblées pour provoquer des troubles.

Par ailleurs, un chômeur de 29 ans, habitant Gros-Cailloux et faisant l’objet d’une accusation provisoire de Taking Part in a Riot, a avoué avoir reçu Rs 3 000 pour participer aux actes de désordre survenus dans sa localité mercredi soir. Il se trouvait alors en compagnie d’une quinzaine de personnes. Le suspect affirme toutefois que l’argent lui aurait été remis par un membre du groupe, sans qu’il connaisse l’identité des véritables bailleurs de fonds. Il a accepté cette somme en raison de sa situation de chômage.

Les Casernes centrales ont également reçu des renseignements selon lesquels des individus auraient distribué de l’argent dans certains endroits lundi matin. Ils auraient demandé à des jeunes de descendre dans les rues dans la soirée afin de provoquer des troubles. Des « jockeys » ont servi de relais entre les présumés bailleurs de fonds et les jeunes recrutés.

Pour l’heure, les équipes du Central CID et des différentes divisions de la CID sont fortement mobilisées sur le terrain afin de maintenir l’ordre et de rétablir le calme dans le pays. Une fois la situation stabilisée, les enquêteurs devraient intensifier leurs investigations sur les différents groupes WhatsApp soupçonnés d’avoir joué un rôle dans ces événements.

Parallèlement, la police a dressé une liste des présumés « Ring Leaders » qui auraient été impliqués dans les troubles enregistrés dans plusieurs régions du pays. Dans le secteur de Port-Louis-Sud, cinq hommes ont notamment été ciblés par les enquêteurs. Ces récidivistes présumés (« habitual criminals ») sont activement recherchés.

Affaire à suivre avec des arrestations annoncées…

EN CONTINU ↻