Sept jeunes, tous des habitants de l’Est du pays, ont écopé de sentences relativement lourdes devant la Cour intermédiaire, hier. Ils étaient accusés de complot pour commettre des actes de vol et de vandalisme dans la nuit du mardi 13 octobre, alors que le couvre-feu était en vigueur.
Alvaro Hoffted (22 ans), le meneur de la bande, a écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans et demi. Les autres membres de ce qu’il convient d’appeler un gang, notamment Alfaro Hoffted (23 ans), Louis Leonardo Romain (24 ans), Louis Roan Romain (20 ans), Louis Andriano Romain (21 ans), Emmanuel Legrand (18 ans) et Dwayne Lavictoire (18 ans), ont écopé chacun d’une peine d’emprisonnement légèrement réduite, soit 3 ans.
Ce procès s’inscrit dans le cadre d’une procédure accélérée pour répondre aux multiples violations du couvre-feu, mis en place par les autorités concernées, dont le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), le commissaire de police et le judiciaire.
Portant de cagoules et armés de battes de baseball, ils avaient essayé de forcer le gardien du dépôt de la Central Water Authority (CWA) de Bel-Étang d’aller les déposer à Centre-de-Flacq, où ils projetaient de dévaliser un magasin pour y voler des portables. Alvaro Hoffted avait endommagé une fourgonnette de la police à Bel-Étang, agissements pour lesquels une accusation formelle de « damaging public property » avait été logée uniquement contre lui. Les sept avaient ensuite essayé de se dissimuler dans un champ de cannes à Camp-de-Masque, où ils avaient projeté d’incendier le champ en question, mais ils avaient finalement été appréhendés par la police.
Tous ces jeunes avaient reconnu les faits qui leur sont reprochés, et présenté des excuses en Cour.
La magistrate Adeela Hamuth a pris en compte l’âge des prévenus, les obligations familiales de certains d’entre eux, le fait que c’était là leur premier délit, et le fait qu’ils avaient présenté des excuses et coopéré avec les enquêteurs.
Toutefois, elle a aussi pris en compte certaines circonstances aggravantes de cette affaire, dont le fait que l’image de Maurice a été dévalorisée à l’étranger, le point que les agissements de ces jeunes portaient atteinte au tissu social du pays et le fait qu’il y a des conséquences financières, notamment par rapport à la destruction de la fourgonnette de police par Alvaro Hoffted.
La magistrate a également fait ressortir qu’un prévenu ne pouvait compter à chaque fois sur sa jeunesse et le fait qu’il avait un casier judiciaire vierge pour s’en tirer à bon compte. Elle a aussi expliqué qu’elle doit prendre en compte la protection du public et qu’il fallait envoyer un signal fort pour décourager de tels agissements à l’avenir.
Pour toutes ces raisons, elle a privilégié une peine sévère. Elle a toutefois rejeté la demande de la poursuite pour la peine maximale de 20 ans pour le délit de « damaging government property » à l’encontre d’Alvaro Hoffted.
Ce dernier a ainsi été condamné à plusieurs peines concurrentes, totalisant 3 ans et demi. Les six autres ont également été condamnés à plusieurs peines concurrentes, totalisant 3 ans. Toutefois, un tiers de ces sentences, pour tous les sept prévenus, a été déduite, vu qu’ils avaient plaidé coupables et coopéré avec les autorités.
Les prévenus ont également été informés de leur droit de faire appel et de faire une demande pour les services d’un avocat commis d’office.
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9 personnes en Cour pour violation du couvre-feu
Hier, neuf hommes ont été traduits devant la Cour intermédiaire pour le délit de Breach of Curfew Order. Il s’agit de Marcus Quirin, Bernard Monty, Frederick Louise, Lauren Déesse, Rudre Padarath Gaya, Nadarajen Vaneshan, Devraj Ramluggan, Jesson Aza et Jeevesh Ramkurrun. Les délits ont été commis à diverses dates et dans divers endroits du pays.
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AFFAIRE BURNING PARADISE : Sous caution, Akshaye Boodhun pourra prendre part à ses examens
Akshaye Boodhun (18 ans), créateur du groupe WhatsApp Burning Paradise, pourra prendre part à ses examens de Lower 6 cette semaine. Il a obtenu la liberté sous caution devant la Cour de district de Souillac, hier. Le bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) a retiré son objection à la motion de remise en liberté après avoir pris connaissance des éléments présentés par la défense, représentée par Me Kavi Veeriah. Cette remise en liberté reste toutefois soumise à des conditions strictes. Le jeune collégien devait fournir quatre cautions de Rs 5 000 chacune, soit un total de Rs 20 000 et signer une reconnaissance de dette de Rs 500 000. Il doit résider à une adresse fixe, se présenter quotidiennement au poste de police de Camp-Diable. Il lui est également interdit d’entrer en contact avec les témoins ou d’interférer avec leurs dépositions. Un couvre-feu lui impose par ailleurs de rester à son domicile entre 22 heures et 5 heures. Lors de la précédente audience vendredi dernier, la défense avait réclamé un ordre de la Cour pour permettre l’examen du téléphone du suspect. La police avait alors affirmé que les appareils électroniques saisis avaient déjà été analysés et qu’un rapport informatique avait été transmis au Central Criminal Investigation Department (CCID).

