Reform Party : Roshi Bhadain dénonce l’absence de solutions aux problèmes structurels du pays

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Le possible report des élections villageoises, la réforme des pensions, les difficultés économiques et l’affaire Kistnen ont été au cœur de la conférence de presse du Reform Party, animée par son leader Roshi Bhadain, ce mercredi 4 novembre. Le parti a notamment exprimé ses inquiétudes concernant le manque de devises étrangères, la situation des futurs retraités et les conséquences des récents troubles sur l’économie du pays. Le dossier des 500 travailleurs de la LGSC a également été évoqué.
Concernant les élections villageoises, Roshi Bhadain s’est interrogé sur un éventuel report du scrutin, initialement prévu en novembre 2026, au 27 avril 2027. Selon lui, un amendement à la loi serait nécessaire pour modifier ce calendrier. Il rappelle que le ministre de tutelle avait auparavant évoqué la tenue des élections ce mois-ci et estime que les délais prévus par la loi devraient être respectés.
Le Reform Party affirme avoir déjà commencé à constituer ses équipes dans 70 à 72 villages. Roshi Bhadain reconnaît toutefois que son parti n’est pas encore prêt à présenter des candidats dans toutes ces localités. Un report à avril 2027 lui permettrait ainsi de renforcer sa présence sur le terrain et de mobiliser davantage de jeunes souhaitant s’engager dans la vie de leur village.
Pensions
Sur le dossier des pensions, le Reform Party maintient sa contestation du passage progressif de l’âge d’éligibilité de 60 à 65 ans. Cette affaire, portée devant la Cour suprême depuis l’année dernière, soulève, selon Roshi Bhadain, des questions constitutionnelles liées à la protection des droits des citoyens et au respect des procédures démocratiques. Le parti attend toujours qu’une date soit fixée pour l’examen de cette affaire.
Le leader du Reform Party est également revenu sur le means testing, qui devait conditionner le montant de la pension aux revenus des bénéficiaires. Selon lui, cette mesure aurait entraîné une réduction progressive de la pension, jusqu’à sa suppression pour les personnes percevant plus de Rs 50 000. Il revendique avoir contribué au recul du gouvernement sur cette mesure grâce à la campagne de sensibilisation menée par son parti.
Roshi Bhadain réclame désormais une pension de Rs 15 500 pour les futurs bénéficiaires. Il estime que les changements apportés au système de State Age Pension (SAP) créent de l’incertitude chez les personnes approchant de la retraite. Selon lui, les différences entre les montants et les dates d’éligibilité compliquent leur planification financière. Cette proposition aurait déjà été soumise au Premier ministre. Le parti estime que son financement pourrait être assuré par une réduction de certaines dépenses publiques et des mesures fiscales ciblées.
Le dossier des 500 travailleurs de la LGSC, qui auraient également saisi la Cour suprême, figure parmi les autres questions soulevées lors de cette conférence de presse.
Manque de devises
Sur le plan économique, Roshi Bhadain a qualifié la situation actuelle de « catastrophique », notamment en raison des difficultés d’accès aux devises étrangères. Selon lui, plusieurs commerçants n’ont pas pu passer leurs commandes pour les fêtes de fin d’année, faute de dollars. Il affirme que les demandes de devises en attente dans les banques pourraient atteindre USD 1 milliard, dont USD 400 millions dans un établissement et USD 300 millions dans un autre.
Cette situation toucherait également les familles qui doivent régler les frais universitaires et les loyers de leurs enfants à l’étranger, ainsi que les entreprises ayant des engagements en devises. Le Reform Party craint un ralentissement de l’activité économique dans les prochains mois. Roshi Bhadain s’est aussi inquiété des conséquences des récents troubles sur les commerces, les entreprises et l’image de Maurice à l’international.

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Le leader du Reform Party a également dénoncé l’absence de solutions durables aux problèmes d’approvisionnement en eau et de production d’électricité. Il a évoqué l’absence de nouveaux générateurs depuis l’affaire Saint-Louis et remis en question l’objectif de 50 % d’énergies renouvelables d’ici 2030.
« Ou lekonomi, so croissance pe diminie, ou revenu pe diminie, ou depans pe ogmante, ou déficit pe grandi. Ki pou arive la ? », s’est-il interrogé.
Roshi Bhadain a également exprimé ses inquiétudes concernant l’augmentation de la dette publique et les risques d’une pression accrue des institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI). Il estime que les difficultés actuelles résultent de plusieurs années de mauvaise gestion. « Sa ki finn fer pandan sa dis an-la ki finn amenn sa sitiasyon-la », a-t-il lancé.
Roshi Bhadain écarte une entrée au gouvernement sans mandat électoral
Interrogé sur les spéculations concernant une éventuelle entrée au gouvernement, notamment au poste d’Attorney General, Roshi Bhadain a catégoriquement écarté cette possibilité sans mandat électoral.
« Zame, mo pou rant dan Parlman ou dan enn Conseil des ministres san ki lepep inn vot pou mwa ek inn donn mwa enn manda », a-t-il déclaré. Le leader du Reform Party affirme ainsi vouloir obtenir la confiance des électeurs avant d’assumer toute responsabilité gouvernementale.
Affaire Kistnen
Revenant sur l’affaire Kistnen, Roshi Bhadain s’est interrogé sur l’absence d’arrestations malgré les éléments présentés lors de l’enquête judiciaire. Il a rappelé que la police avait initialement privilégié la thèse du suicide, avant que l’enquête judiciaire ne mette en évidence des éléments laissant penser à un acte criminel.
Roshi Bhadain a également évoqué la piste d’un mobile financier, notamment en lien avec les marchés publics et les procédures d’attribution de contrats. Il estime que cet aspect du dossier mérite une enquête approfondie. Selon lui, la vidéo qu’il a réalisée sur cette affaire vise à attirer l’attention sur des éléments qui n’auraient pas été suffisamment examinés par les enquêteurs.

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