Réforme constitutionnelle : Eco-Sud reprend les conversations citoyennes

Ajouter en tant que source préférée sur Google

Politique, transparence et indépendance des institutions au menu de la rencontre du 10 novembre

- Publicité -

Après plusieurs rencontres autour de l’impact du changement climatique sur les communautés côtières et une session consacrée aux droits humains et aux droits de la Nature, Eco-Sud invite au débat sur la politique, la transparence du processus démocratique et l’accès à l’information. L’événement se tiendra le 10 novembre au Café du Vieux Conseil, à Port-Louis, en partenariat avec Transparency Mauritius. Une synthèse des discussions sera par la suite soumise à la Constitution Review Commission en guise de propositions. Celles sur les Droits de la Nature sont actuellement soumises à consultation publique.

En commun est une série de consultations menées par Eco-Sud avec la société civile dans le cadre d’une réforme envisagée de la Constitution. Les premières conversations ont été menées dans des régions côtières et axées sur la crise environnementale et l’impact du changement climatique sur les communautés dans ces régions. « Ces premières consultations citoyennes ont été menées dans des endroits précis, avec des questions qui touchent directement les habitants de ces régions. Nous avons débuté à Tamarin, avec des discussions autour de l’accès à l’eau, le droit à la propriété, la gentrification et la montée de la mer, entre autres. Ce sont des sujets qui concernent ces communautés. Le but était de faire entendre leurs voix sur ces questions », explique Rachèle Bhoyroo, d’Eco-Sud.

- Publicité -

Deux autres rencontres similaires ont eu lieu à Poste-de-Flacq et à Mahébourg, où la vulnérabilité des habitants des zones côtières par rapport au changement climatique a été évoquée. « Nous avons ensuite organisé une conversation citoyenne autour des droits humains, avec la collaboration de la National Human Rights Commission. Il a aussi été question des Droits de la Nature, car nous ne pouvons les dissocier des droits humains. »

À la suite de quoi des propositions en vue d’inclure les Droits de la Nature dans la Constitution ont été élaborées. Elles sont actuellement soumises à la consultation publique, avant d’être envoyées à la Constitutional Review Commission. Elles suggèrent notamment d’amender l’article 3 de la Constitution afin d’y inclure la Nature comme sujet de droits; d’ajouter une section 4A pour reconnaître que chaque être humain a le droit de vivre dans un environnement sain; et un amendement à l’article 17 reconnaissant le droit de recours à la Cour Suprême pour défendre la Nature.

- Advertisement -

Vitrine d’expression
La nouvelle série de conservations s’intéressera particulièrement à la politique. « Les thèmes sont choisis en lien avec la mission de la Constitutional Review Commission. Nous ouvrons l’espace aux autres sujets. Il est aussi question de comment respecter l’humain, qui fait partie de la Nature. Les Droits de la Nature ne peuvent être traités en isolation. Dans la session du 10 novembre, nous parlerons de comment les gens participent à la vie politique. Nous débattrons également du Right to Recall. Ces conversations citoyennes permettront d’ouvrir le débat sur d’autres thèmes traités par la Commission. »

La session du 10 novembre, qui se tiendra au Café du Vieux Conseil, à Port-Louis, comprendra deux discussions. D’abord, de 10h à 12h, une conversation autour de la représentation, des élections, de l’intégrité et de la transparence dans le processus démocratique. Celle-ci sera animée avec la collaboration de Transparency Mauritius. Le thème pour cette session est : « Qui décide ? Qui nous représente ? »

De 13h à 15h, il sera question de « Pouvoir, transparence et indépendance des institutions. » La conservation abordera la question d’accès à l’information, l’indépendance et la transparence, ainsi que l’intégrité publique. « En Commun est un espace où chacun peut partager son expérience, poser ses questions et formuler ses recommandations, dans la bienveillance, l’écoute et le respect des différents points de vue. Pour cette session sur l’accès à l’information, nous invitons également les professionnels des médias à participer. Il sera aussi question du rôle des médias dans la vie politique. »

Après la session du 10, ajoute Rachèle Bhoyroo, une dernière rencontre est prévue avec les institutions publiques le 12 novembre. « Nous allons présenter un compte rendu des différentes conversations et finaliser les propositions. Cela nous permettra ainsi de boucler la série. Les suggestions porteront sur les Droits de la Nature, dont une copie est actuellement soumise à consultation publique, ainsi que sur les autres thèmes discutés », fait-elle comprendre.

Les rencontres citoyennes sont ouvertes à tous. Pour ce faire, il suffit de réserver par téléphone auprès d’Eco-Sud (631-1994).

 

EN CONTINU ↻