Sécheresse — Water Tanks : pressions des fournisseurs sur la subvention

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L’Énergie et la DBM saisissent la Competition Commission pour trancher le litige sur l’accord agréé de Rs 15 000

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Des dispositions de mise pour stocker de l’eau en marge des prochaines fêtes de Divali

Maurice traverse actuellement une grave crise de l’eau, qui affecte directement des milliers de familles mauriciennes. C’est dans ce contexte que le gouvernement a mis en place le Water Tank Grant Scheme, avec une subvention de Rs 15 000 pour l’achat de deux réservoirs d’eau et d’une pompe.

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Il y a quelques mois, un accord avait été conclu avec les fournisseurs concernés, qui avaient accepté de proposer ces équipements dans la limite de cette subvention de Rs 15 000.
Le ministère et la DBM ont récemment constaté des demandes concertées de la part de fournisseurs visant à obtenir une révision à la hausse de la subvention gouvernementale, alors que le montant de Rs 15 000 avait été accepté lors de l’accord initial.
Le ministère et la DBM maintiennent que le Water Tank Grant Scheme s’inscrit pleinement dans leur démarche visant à mieux protéger les familles mauriciennes contre les conséquences de la sécheresse. Cette aide doit bénéficier aux familles et ne saurait devenir une occasion de tirer profit de leurs difficultés.

En conséquence, le dossier sera référé à un comité technique du ministère ainsi qu’à la Competition Commission, afin qu’une enquête soit menée sur les augmentations soudaines des prix, les pratiques des fournisseurs concernés et leurs demandes concertées visant à obtenir une hausse de la subvention.

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D’autre part, la crise hydrique continue de susciter de vives inquiétudes, surtout avec des poussées de température, d’après l’annonce des responsables des services météo, allant jusqu’à 36 ou 37 degrés. Face à cette canicule annoncée – les réservoirs qui se vident à un rythme préoccupant, des nappes souterraines également en baisse et des pluies importantes qui ne sont pas attendues de sitôt – le pays fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau potable. Selon les derniers chiffres de la Water Resources Commission, le taux de remplissage moyen des sept réservoirs s’établit à seulement 51,6 %, contre 77 % à la même période en 2025. Une baisse de 25,4% qui illustre l’ampleur du déficit.

La Central Water Authority (CWA) tire encore une fois la sonnette d’alarme et lance un appel pressant à l’ensemble de la population. Elle indique que les ressources en eau, qu’il s’agisse de réservoirs ou de nappes souterraines, « continuent de diminuer drastiquement ». Plus préoccupant encore, les grosses pluies estivales, habituellement essentielles pour reconstituer ces réserves, ne sont pas attendues dans l’immédiat.

La CWA demande ainsi à la population de réserver l’eau potable aux besoins essentiels, de l’utiliser de manière judicieuse et responsable et d’éviter tout gaspillage. Elle conseille également aux ménages de prendre leurs dispositions pour stocker de l’eau en prévision de la fête de Divali, qui sera célébrée le dimanche 8 novembre. L’organisme affirme parallèlement poursuivre ses recherches de sources additionnelles afin de compenser le manque d’eau dans les réservoirs et les nappes souterraines.
Dans plusieurs régions, notamment dans les Hautes Plaines-Wilhems, les difficultés d’approvisionnement se traduisent déjà par des restrictions sévères et une distribution d’eau un jour sur deux, selon les secteurs. Dans plusieurs localités, les ménages doivent composer avec des interruptions de fourniture, des problèmes de pression et la nécessité de constituer des réserves pour les périodes sans eau. Les familles sont forcées de revoir les habitudes de consommation, de gérer les réserves et de recourir à des solutions de stockage supplémentaires. Pour les commerces, les restaurants, les hôtels, les entreprises de nettoyage et les activités industrielles, la disponibilité de l’eau constitue un enjeu opérationnel majeur. L’agriculture est aussi exposée, l’irrigation devant être gérée avec davantage de prudence dans un contexte de ressources limitées.

La situation soulève par ailleurs une question de responsabilité collective. Alors que certains foyers doivent économiser chaque litre pour les besoins élémentaires, les comportements de gaspillage persistent et restent difficilement acceptables : lavage de voitures à grande eau, nettoyage des cours au tuyau d’arrosage ou autre utilisation non essentielle de l’eau potable. La CWA appelle précisément à mettre un terme à ces pratiques. Les autorités tentent de doper les capacités d’approvisionnement. Plusieurs forages ont été mis en service. Des camions-citernes sont également mobilisés et des réservoirs collectifs supplémentaires sont prévus.  Cependant, ces interventions restent des mesures d’urgence.

 

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