Laurette apostrophe l’AG Gobin : « Tir ou Case. Ki ou ena pou kasiet? »

Contestation par le CP Dip de la décision du DPP sur la caution de l’activiste politique encore au stade d’échanges des affidavits

- Publicité -

Bruneau Laurette avait fait le déplacement en Cour Suprême hier dans le contexte de la demande de Review du commissaire de Police Anil Kumar Dip, contestant la décision du Directeur des Poursuites et du tribunal de Moka en faveur de la remise en liberté sous caution de l’activiste politique. Hier, le chef de la police, par l’entremise de son conseil légal, Me Ravi Yerrigadoo, a communiqué un contre-affidavit aux parties concernées pour répondre aux points élaborés dans un affidavit logé par le bureau du Directeur des Poursuites publiques (DPP).
« Ena ankor afidavit pou bizin drafte. DPP bizin reponn nou afidavit, li pou pran ankor letan », soutient Me Neelkanth Dulloo, l’avocat de Bruneau Laurette à la fin de la séance d’hier. Ce n’est qu’après les différents échanges d’affidavits entre les trois parties que le cas sera fixé pour les débats. Entre-temps, l’affaire sera de nouveau appelée en Cour Suprême le 29 mai. L’entourage de Bruneau Laurette se dit « serein » pour la suite des événements.
À sa sortie de la salle des Pas Perdus de la Cour suprême, Bruneau Laurette a commenté différents sujets d’actualité dont la Black Label & Stag Party du 12 septembre 2020 dans le campement de chasse de Grand’Bassin et la contestation logée par l’Attorney General, Maneesh Gobin, de la Private Prosecution logée par Vivek Pursun.

« Tir ou case. Ki ou ena pou kasiet ?», a lancé Bruneau Laurette à l’égard de Maneesh Gobin, dont la motion devait être appelée en Cour suprême, hier. L’activiste de One Moris affirme sans crier gare que « rezo Franklin so tentakil li trouv dan gouvernma. Gouvernma pe fer tou pou ki popilasion pa trouv sa rezo-la ». Il dit avoir appris à travers des contacts » l’existence d’une vidéo de la Black Label and Stag Party et la présence de cinq VVIPs. « Je ne peux pas en dire plus car je n’ai pas la vidéo en ma possession », rajoute-t-il.
Bruneau Laurette a aussi commenté l’arrestation de Rama Valayden la semaine dernière et estime que « le pouvoir essaye d’éliminer ses adversaires politiques en s’attaquant à Sherry Singh, Navin Ramgoolam, Rama Valayden, Roshi Bhadain, Yash Bhadain et moi-même ».

- Publicité -

Il s’interroge par ailleurs : « imaginez que ces personnes ne sont plus sur l’échiquier politique. Pravind Jugnauth et son gouvernement resteront au pouvoir pour encore plusieurs années ». Il avance qu’il apporte son soutien à Rama Valayden et précise qu’il n’a rien de personnel contre lui. « Nous avons des divergences d’opinions. Je fais mon chemin, il fait le sien », dit-il.

Profitant de l’occasion, l’activiste politique avance que « le pouvoir utilise la peur contre ses adversaires ». Il a rappelé que des policiers continuent à le suivre quotidiennement et il avait même logé un Pre-measure à la police dernièrement.

- Advertisement -

« Je n’ai aucun problème si un policier me suit. Mais, s’il s’approche de ma voiture au lieu de rester dans son véhicule, alors c’est un problème. Ki zot pe plann? », se demande-t-il. Il demande au commissaire de police de préciser pour quelle raison ce sont les policiers d’une unité en particulier qui suivent ses mouvements.

« J’avais pris position dans le passé contre la promotion du responsable de cette unité qui est un chef inspecteur. C’est cette même unité qui découvre de la drogue et de l’argent sur des terrains vagues, mais pas les trafiquants », s’interroge-t-il encore.

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques