Le Central CID a initié une enquête à la suite d’un détournement de fonds allégué d’environ USD 15 millions, soit Rs 600 M, au préjudice de Credentia Group, une société offshore basée à Maurice. Ce dernier détenait des comptes bancaires dans une banque commerciale locale pour ses transactions.

D’après les renseignements recueillis, certains hauts cadres de l’entreprise ont le pouvoir de demander que de l’argent soit transféré à travers courrier. Une correspondance en ce sens a atterri à la banque commerciale qui est allée de l’avant avec la transaction. Sauf que la police soupçonne que la boîte aux lettres électronique d’un des responsables de Credentia Group a été piratée.

En apprenant la nouvelle, la société a informé sa banque, mais c’était déjà trop tard. Le CCID n’écarte pas une complicité interne au sein de Credentia Group pour ce détournement de fonds et des interrogatoires sont prévus bientôt. À ce stade, l’équipe du DCP Hemant Jangi est dans l’attente de certains documents concernant les bénéficiaires de ces Rs 600 M. « La police doit solliciter la justice pour avoir accès à des données bancaires », a affirmé une source au CCID. Tandis que la saisie de certains outils informatiques n’est pas à écarter.

Dans l’immédiat, la Cybercrime Unit a été sollicitée afin de décoder l’adresse IP de ce mail envoyé à la banque pour la demande de transfert. Le CCID dit avoir déjà reçu ce genre de plainte dans le passé, même si le montant n’est pas élevé comme dans le cas présent où l’argent détourné a atterri sur des comptes en Afrique. « Face à cette situation, nous avons sollicité l’aide d’Interpol. »

Dans l’affaire de Credentia Group, selon la police, elle épluche les informations tout en sollicitant certaines précisions auprès du plaignant avant d’aller de l’avant avec des convocations.