COP26 : « Si Glasgow échoue, tout échoue », avertit Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé dimanche que si la COP26 sur le climat échoue à Glasgow, « tout échoue », en insistant sur l’urgence à agir pour les dirigeants du monde entier.

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« Si Glasgow échoue, c’est tout qui échoue », a lancé le dirigeant britannique lors d’une conférence de presse à Rome à l’issue du sommet du G20. Et « l’accord de Paris se sera effondré à la première épreuve ».

« Nous avons fait des progrès raisonnables au G20 (…), mais ce n’est pas assez », a-t-il ajouté, estimant à 6 sur 10 les chances de réussite de la conférence internationale de l’ONU sur le climat qui s’est ouverte dimanche à Glasgow en Ecosse. Il a estimé que les prochains jours seraient « très difficiles ».

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Le G20 a réaffirmé l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C, si possible 1,5°C, mais également insisté sur la nécessité d' »engagements significatifs et efficaces de tous les pays ».

Les pays du G20 se sont également engagés pour arrêter d’ici à la fin de l’année de subventionner de nouveaux projets de centrales électriques au charbon, mais seulement à l’étranger, et fixé au « milieu du siècle » l’horizon pour parvenir à la neutralité carbone.

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« Si bienvenus soient-ils », ces engagements sont « des gouttes dans un océan qui se réchauffe rapidement », a souligné Boris Johnson, lui-même critiqué pour continuer à mener des projets pétroliers et gaziers au Royaume-Uni, ou pour la baisse cette semaine de la taxe sur les vols courts.

Si davantage de pays ont dévoilé leur projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est loin d’être assez, a poursuivi Boris Johnson, dont le gouvernement vise la neutralité carbone en 2050.

« Si l’on veut empêcher que la COP26 soit un échec, alors ça doit changer », a-t-il ajouté. Sans quoi  l’accord de Paris ne serait qu' »un bout de papier ».

« Les chances de progrès à Glasgow » « dépendent de la volonté et du courage de tout le monde », a-t-il insisté.

« Si nous n’agissons pas maintenant, l’accord de Paris » conclu en 2015 « sera vu dans le futur non comme le moment où l’humanité a ouvert les yeux sur le problème, mais le moment où nous nous serons dérobés et aurons fait demi-tour », a-t-il ajouté, avant son départ pour Glasgow.

La COP26 est « le dernier et le meilleur espoir » de parvenir à limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C, avait déclaré son président, le Britannique Alok Sharma à son ouverture dimanche.

Pendant la pandémie de Covid-19, « le changement climatique n’a pas pris de vacances. Tous les voyants sont au rouge sur le tableau de bord du climat », avait-il ajouté.

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