En conférence de presse ce jeudi, Arvin Boolell a questionné comment le dossier (Case File) de la police, sur une affaire impliquant Eshan Juman, peut avoir été consulté librement et cité au parlement sans représailles par le Premier ministre, Pravind Jugnauth.
D’autant que hier dans un communiqué, le Directeur des poursuites publiques a relevé qu’un tel document est de nature confidentielle.
Dans la même lignée, le Premier ministre en a profité pour s’attaquer au judiciaire et au bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) dans l’enceinte du parlement. Une « erreur monumentale », a estimé Arvin Boolell.
La Parliamentary Question de la Deputy Chief Whip, Joanne Tour, au sujet de la présence illégale du député Eshan Juman dans l’enceinte portuaire en janvier 2021, a en effet ouvert la voie à une attaque préliminaire à l’encontre du Directeur des poursuites publiques, Rashid Ahmine.
Brandissant un Case File, Pravind Jugnauth s’est demandé pourquoi dans le cas d’Eshan Juman, le DPP a, le 23 juin, choisi de ne pas aller de l’avant avec des poursuites alors que, selon les informations qui lui ont été communiquées par la police, le député travailliste avaient commis de deux délits selon les dispositions découlant des Regulations 226(1)(a) et (b) et aussi 252(1) de 2005 de Port (Operations and Safety).
Pour Arvin Boollel, « aucun Premier ministre ayant précédé à Pravind Jugnauth a planté une PMQT en utilisant l’innocence d’un jeune parlementaire pour attaquer le judiciaire ou le bureau du Directeur des poursuites publiques ».
Pour le chef de file du PTr au parlement, un Case File de la police ne peut être la co-propriété d’un Premier ministre. Les trois seules institutions qui peuvent y avoir accès sont le bureau du Commissaire de police, l’avocat du suspect et le bureau du Directeur des poursuites publiques.

