• L’âge du consentement aux relations sexuelles doit être maintenu à 16 ans

Le Children’s Bill suscite des réactions. Le Muslim Citizen Council (MCC) est d’avis que la nouvelle loi comprend à la fois des points positifs et négatifs. Il propose que l’âge du consentement aux relations sexuelles soit maintenu à 16 ans. Il propose aussi que des chefs religieux siègent sur le Child Services Coordinating Panel.

Le MCC est d’avis que permettre à l’enfant d’avoir des relations sexuelles à 16 ans et se marier à 18 ans « n’est pas moralement cohérent », car cela revient à libéraliser les relations sexuelles en dehors du mariage. Pour être plus cohérent, le MCC suggère que l’âge du consentement au sexe soit maintenu à 16 ans dans le domaine du mariage ; que l’âge du mariage soit maintenu à 18 ans, que dans des cas exceptionnels, le mariage peut être célébré avec le consentement d’un tuteur à l’âge de 16 ans ; et d’inclure les chefs religieux dans le Child Services Coordinating Panel qui sera responsable de la coordination de toutes les activités liées à la mise en œuvre de ce projet de loi sur les enfants.

Pour ce qui est de l’âge légal du consentement à des relations sexuelles, soit à 16 ans, le MCC soutient que cette clause pourra créer un problème, surtout lorsque les parents d’un enfant entre 16 et 18 ans ne consentent pas à ce que leur enfant ait des relations sexuelles. D’ailleurs, le MCC explique que l’islam n’autorise pas les relations sexuelles en dehors du lien du mariage.

Dans son communiqué, le MCC explique que pour le respect et la promotion des droits des enfants et la mise en place de structures, de services et de moyens pour promouvoir et surveiller le développement physique, psychologique, intellectuel, moral, émotionnel et social des enfants, la mise en œuvre et l’application des lois sont vitales. Cependant, les attentes des enfants doivent être respectées. « Les enfants ont souligné avec passion l’urgence de mettre fin à toutes les violences, tous les châtiments corporels, toutes les pratiques néfastes et toutes les violences sexuelles à leur égard. Néanmoins, le projet de loi sur les enfants dans sa forme actuelle ne mettra pas fin aux abus, à l’exploitation, à l’horrible ampleur de toutes les formes de violence et de torture subies par les filles et les garçons aux mains d’adultes. La plupart des cas de violence contre des enfants impliquent plusieurs types de violence interpersonnelle qui ont tendance à se produire à différents stades du développement de l’enfant », indiquent les membres du MCC.

Dans le cas où les enfants commettent des actes criminels, le MCC soutient qu’il est clair que de nombreux militants des droits de l’enfant affirment qu’un enfant de 14 ans est encore trop jeune pour être tenu pénalement responsable de ses actes. Le MCC partage cet avis et estime qu’ils ne devraient pas être tenus entièrement responsables des actes répréhensibles dans lesquels ils sont impliqués. Il existe de meilleures façons de traiter les enfants que de les criminaliser, selon les membres de ce conseil.

Par ailleurs, ils expliquent que les textes islamiques ne spécifient pas d’âge légal minimum pour le mariage, mais stipulent que les hommes et les femmes doivent avoir atteint la maturité complète. Selon le MCC, les jeunes qui se marient ne doivent pas seulement atteindre la puberté, mais avoir aussi la maturité complète pour comprendre leurs droits et responsabilités dans le mariage. Le MCC considère que 18 ans « est l’âge minimum auquel les jeunes ont aujourd’hui la maturité suffisante pour assumer des responsabilités matrimoniales, construire des familles saines et se protéger contre les dommages causés par le mariage précoce ». Cependant, dans des cas exceptionnels, le mariage peut être célébré avec le consentement d’un tuteur à l’âge de 16 ans.