Les Lady Dodos, la sélection nationale féminine de football, accueillent ce soir (18h30, en direct sur MBC 11) le Ghana (classé 6e FIFA Afrique), à Côte d’Or, dans le cadre du premier de leurs deux matches des éliminatoires pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Après une confrontation largement maîtrisée face à Djibouti en juin dernier, les Mauriciennes qui se situent au 198e rang africain, s’apprêtent cette fois à relever un défi d’une tout autre dimension. Face aux Black Queens, l’une des sélections les plus expérimentées du continent, la marge d’erreur sera forcément réduite. D’où la prudence affichée par Kersley Levrai, qui s’attend à « un match intense ».
Pour Maurice, l’objectif sera avant tout de réussir sa prestation face à ce que le sélectionneur considère comme « un grand d’Afrique ». Les Ghanéennes ne débarquent d’ailleurs pas à Maurice sans références. Elles restent sur une participation aux quarts de finale de la CAN féminine 2026, où elles ont été battues par le Malawi, futur finaliste malheureux de la compétition. Un parcours qui illustre le niveau auquel les Lady Dodos seront confrontées ce soir.
Kersley Levrai ne cherche pas à minimiser la difficulté. « Le tirage au sort réserve parfois des surprises. Le Ghana est une équipe huppée, d’un tout autre niveau », reconnaît-il. Pour autant, le technicien refuse de considérer ses joueuses comme des victimes désignées avant même le coup d’envoi. « Non. Nous nous sommes préparés à ce qui pourrait nous arriver. Nous avons choisi d’être là. Nous n’avons pas triché. Nous sommes allés chercher notre qualification, la balle au pied. Nous vendrons chèrement notre peau », affirme Kersley Levrai.
Le sélectionneur reste toutefois lucide sur le rapport de forces. « Le Ghana se situe loin, très loin devant nous. Ce sera difficiel. Je ne peux pas être pessimiste. Je préfère être pragmatique. Il faut se donner l’occasion de tenter quelque chose. Il faudra s’adapter à ce que l’adversaire propose. ». Les Lady Dodos ne pourront pas aborder le match de la même manière que celui disputé contre Djibouti. Les qualités physiques, l’expérience et le rythme imposés par les Black Queens devraient obliger les Mauriciennes à faire preuve d’une concentration permanente. « L’idée est de rester concentré du début à la fin de la rencontre. Le Ghana ne propose pas le même projet de jeu que Djibouti. Ce sera différent de ce que nous avons connu jusqu’ici. Pour y arriver, il faudra utiliser nos qualités, que les joueuses suivent les consignes », insiste Kersley Levrai.
Le technicien estime néanmoins que son groupe a franchi quelques paliers ces derniers mois. « Il y a eu des signes. Les joueuses ont montré qu’elles sont capables de progresser », souligne-t-il. Cette progression devra maintenant se traduire sur le terrain, face à une opposition autrement plus relevée. Dans cette quête, la présence des expatriées constitue également un atout important. L’arrivée des sœurs Marolly, Maya et Mika, ainsi que la présence de Julie Gopal et Brooklyn Jheemla (évoluant toutes aux USA), tout comme Jerusha Ramasawmy (Red Star FC en France), apportent davantage de profondeur et d’expérience à la sélection. Leur contribution pourrait peser dans une rencontre où chaque détail risque d’avoir son importance.
Ghana : un effectif remanié
Trois mois après leur quart de finale perdu contre le Malawi à la CAN féminine 2026 au Maroc, les Black Queens abordent les éliminatoires olympiques face à Maurice avec un groupe resserré et remanié. Sur les 27 joueuses appelés, 17 figurent dans la liste de 24 retenues par Kim Lars Björkegren. L’effectif s’appuie sur plusieurs cadres, dont Portia Boakye, Grace Asantewaa, Evelyn Badu et Alice Kusi. Le principal retour est celui de l’attaquante Mukarama Abdulai, absente depuis deux ans sur blessure. Cinq joueuses retrouvent également la sélection, tandis que deux jeunes issues des Black Princesses (les U20 du Ghana), Margaret Agyapomaa et Rabiatu Maltiti, connaissent leur première convocation.

