Les 40 ans du MSM – Pravind Jugnauth : « Mo pare mwa, anytime, anyplace, anywhere ! »

– Le PM sur Navin Ramgoolam : « Si li ti PM, li ti pou les so pei kreve ! »

Coup d’accélérateur du côté du MSM sur le terrain ces deux derniers jours, après un premier congrès à Triolet vendredi soir et un second à Grand Bois samedi. Le leader du parti, Pravind Jugnauth, est intervenu durant les deux congrès marquant le début des festivités à l’occasion des 40 ans du parti, mais lançant aussi l’offensive du parti sur le terrain. Outre les nombreux sujets d’actualité abordés, le Premier ministre n’a pas été tendre envers les membres de l’opposition et s’est dit prêt à l’affronter « anytime, any place, anywhere. »

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Le Premier ministre était au top de sa forme samedi à Grand Bois. Il a pris la parole après les discours des députés des circonscriptions 13 et 14 Kailesh Jagutpal, Renganaden Padayachy, Prakash Ramchurun, Ismaël Rawoo qui est intervenu via visioconférence, Sandra Mayotte et Alan Ganoo. Comme la veille à Triolet, Pravind Jugnauth s’est montré très acerbe envers ses détracteurs.

Il a ainsi remercié tous les militants présents pour « nous soutenir dans des moments pareils », car selon lui, « li importan pou desann fas a demagozi ek mesaz ki pe pas loposizion. » Pour lui, la foule réunie lors de ces deux congrès démontre « la situation réelle sur le terrain. »

Pravind Jugnauth est revenu sur les grandes dates du parti depuis sa création en 1982, rappelant que feu sir Anerood Jugnauth (SAJ) a été attribué le titre de père du deuxième miracle économique à juste titre. « J’ai vécu avec lui et je sais qu’il a donné toute son attention pour sortir le pays de cette catastrophe dans laquelle il se trouvait avant 1982. » Il a dans la même foulée rendu hommage à Karl Hofman, qui est resté fidèle au parti. Pravind Jugnauth a ainsi déclaré que son équipe et lui « reprennent la relève et nou’nn pran langazman pou fer plis ankor. Nou kontinie ekrir listwar nou pei. On doit se montrer dignes et à la hauteur de la confiance du peuple. »

Le leader est revenu sur les nombreuses mesures sociales et économiques prises par le parti depuis 2014, et ce, malgré la crise. Il a par ailleurs lancé un appel aux personnes âgées « pour dire aux jeunes que ce que l’on vit aujourd’hui est sans précédent, car vous avez connu les temps durs, mais ce n’est rien de comparable à ce que nous vivons aujourd’hui. » Ce dernier a déclaré que le Covid a beaucoup affecté le monde et le pays. « Premie fwa dan listwar nou pei, nou’nn konn enn kontraksion, savedir gato nasional inn disparet net. »

Par ailleurs, Pravind Jugnauth a tiré à boulets rouges sur l’opposition. À Triolet et à Grand Bois, il n’a pas été des plus tendres. « Kan ti ena ka kontaminasion Covid, sa lopozision-la ti pe fer kanpagn lor lamor dimounn. Zot ti koman bann krok-mor alor ki zot ti bizin montre inpe solidarite. Isi finn ena nek kritik depi komansman ziska lafin. »

Il a aussi confié lors des deux congrès qu’il avait parlé au leader du PTr Navin Ramgoolam avant que ce dernier ne contracte le Covid, lui demandant de se faire vacciner. « Mo dir li fer vaksin pou protez li, li dir li pa kwar ladan… » Et d’ajouter : « Si li ti PM, li ti pou les so pei kreve ! » Il a ainsi urgé la population d’aller faire sa deuxième booster dose.

« J’ai la vertu de la patience »

Pravind Jugnauth a en outre rappelé les mesures économiques prises pour ne laisser la population sans nourriture. « On avait des sacrifices à faire. » Dans le dernier volet de son discours, le PM a été très acerbe envers la presse et l’opposition. « Il y a eu toutes sortes d’attaques depuis que je suis Premier ministre. Je suis l’homme à abattre. »

Citant les nombreux articles écrits à son sujet sur MedPoint, « le Premier ministre l’imposte », Angus Road, Kistnen Papers et les pétitions électorales, entre autres, il a avancé : « J’ai la vertu de la patience. Si ou trouv mwa touletan kalm, apar si enn-de lariaz ki fer mwa eksite, se parski mo dan la verite. » Contre toutes ces tentatives de « zet labou », il a clamé haut et fort que « mo pare mwa, anytime, any place, anywhere, mo pare pou zot ! »

En ce qu’il s’agit de Sherry Singh, Pravind Jugnauth s’est donné à cœur joie contre le « maharaja » qui est devenu un « maha gounga », et lui a lancé le défi de répondre à ses questions. Il a ainsi demandé à Sherry Singh de dire si, effectivement, il avait reçu des correspondances du bureau du Premier ministre en octobre 2021 l’informant du survey et de dire « si li vinn dir ki li pa ti dakor, nou bizin kone ki li’nn fer si li pa ti dakor ! Pandan de mwa edmi, ti ena 4 board meetings, kifer li pa’nn report za ? »

S’agissant de la situation au sein de l’opposition, Pravind Jugnauth a vertement critiqué le leader du MMM, Paul Bérenger, le traitant de « véritable chatwa », ainsi que Nando Bodha.

Le Premier ministre a aussi annoncé que d’autres informations seront divulguées en temps et lieu, notamment la veille à Triolet, où il avait annoncé que concernant Sherry Singh, une enquête interne serait initiée au sein de Mauritius Telecom. Les autres intervenants au collège International à Triolet étaient Kalpana Koonjoo-Shah, Joannne Tour, Sharwanand Ramkaun, Soodesh Callichurn et Maneesh Gobin. Ils ont tous critiqué Navin Ramgoolam.

Il faut noter que Pravind Jugnauth a été particulièrement acerbe envers la presse, la traitant tantôt de « batiara » à Triolet et tantôt de « laryaz » à Grand Bois en citant deux quotidiens et s’en prenant à deux journalistes d’un troisième quotidien qui n’est lui pas cité par le PM.

 Si les personnes présentes aux congrès n’ont pas montré de signes d’animosité ou d’agressivité envers les journalistes présents, se contenant de lancer quelques moqueries à qui voulait l’entendre, la tension est tout de même montée d’un cran pendant que Pravind Jugnauth vociférait contre les représentants des groupes de presse présents aux deux congrès.

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