Après Boolell et Ganoo, les MSM Dhaliah et Nuckcheddy rejoignent la polémique de manquements aux documents officiels soumis à l’ICAC

En dénonçant initialement le leader de l’opposition Arvin Boolell par rapport à la déclaration de ses avoirs au terme des nouvelles dispositions de la loi, l’Hôtel du gouvernement ne se doutait nullement d’un effet boomerang. Alors qu’il animait, mercredi, un point de presse au Prime Minister’s Office, le ministre du Transport et du Metro Alan Ganoo se faisait rattraper par sa déclaration au sujet de la société Patanjali dans sa déclaration des avoirs à l’ICAC et les documents consignés officiellement au Registrar of Companies. Et en fin de semaine, deux autres parlementaires de la majorité et dans les rangs du MSM, le Parliamentary Private Secretary, Rajanah Dhaliah et le backbencher et membre en vue de la Shouting Brigade parlementaire, Vikash Nuckcheddy, se retrouvent en porte à faux à ce chapitre.

Initialement, l’offensive du gouvernement contre le leader de l’opposition portait sur des terrains, dont un d’une superficie de 24 arpents sous culture de la canne en partenariat avec son frère, Satyajit Boolell, le Directeur des poursuites publiques (DPP) et deux autres propriétés immobilières à Forest-Side et à Vacoas au nom de ses fils. Prenant le relais d’une dénonciation anonyme à l’ICAC en date du 7 décembre pour violation des sections 3 (1) et 3 (3) de la Declaration of Assets Act, le gouvernement réclame la démission du leader de l’opposition pour faux affidavits.

Dommages collatéraux

La mission était confiée à Alan Ganoo, avec à ses côtés, l’Attorney General’s Office, Maneesh Gobin, et le ministre de la Culture, Avinash Teeluck, qui ne rate aucune occasion de se signaler au sein de la Firing Squad politique de la majorité. Mais à peine les échos de ce point de presse s’étaient tus, ce mercredi, le même Alan Ganoo a dû gérer un problème survenu sur sa déclaration des avoirs à l’ICAC et les documents disponibles au Registrat of Companies.

Alan Ganoo a dû consulter son notaire pour agencer les déclarations au sujet de sa participation au sein de la société Patanjali en compagnie d’autres proches. Et, en fin de semaine, des amendements ont été apportés aux fichiers du Registrar en vue d’éliminer toute «discrepancy» avec la déclaration des avoirs à l’ICAC.

Mais ce n’était pas fini. En fin de semaine, deux autres élus de l’Alliance Morisien, le PPS Rajanah Dhaliah et le député Vikash Nuckcheddy, étaient pris dans la tourmente. En effet, la déclaration des avoirs officielle du colistier de l’Attorney General, Maneesh Gobin, à Piton/Rivière-du-Rempart (No 7), l’ancien General Manager de la State Trading Corporation, ne fait aucunement mention des actions qui seraient en son nom, que le site du Registrar of Companies affiche, au sein de deux compagnies, les 130 actions de Sirocco Ltd, ainsi que les 127 actions de Sun Paradise Ltd. Quant à Vikash Nuckcheddy de Flacq/Bon-Accueil) (No 9), les informations du Registrar of Companies indiquent qu’il détiendrait 8250 actions au sein de Building and Engineering Co Ltd, alors que sa déclaration officielle ne fait mention que de 21 actions.

Le début de la semaine devrait voir ces deux parlementaires remettre de l’ordre dans leurs affaires au titre de la Declaration of Assets Act avec des craintes que d’autres «inconsistencies» ne surgissent dans d’autres cas, alors que techniquement l’Hôtel du gouvernement est en mode d’attente dans le cas du leader de l’opposition par rapport au terrain de 24 arpents sous canne à Montagne-Blanche en partenariat avec le même DPP.