« Les évènements actuels notamment l’affaire Kistnen qui défraie la chronique démontrent que le 9 décembre 2016, le PMSD avait eu raison de démissionner du gouvernement », a expliqué Adrien Duval, membre du panel légal du Parti Mauricien Social-Démocrate (PMSD), rappelant que si le Prosecution Commission Bill avait été amendé, « le Directeur des poursuites publique aurait été à la solde du gouvernement ».

L’avocat s’exprimait au cours d’une conférence de presse, ce lundi 18 janvier, axée sur la tenue d’une causerie interactive sous le thème « Le PMSD, sauveur de la démocratie ». Une causerie qui se tiendra le mercredi 20 janvier à 18h à la salle du conseil de la mairie de Port-Louis et qui sera animée par un panel d’avocats dont l’invité d’honneur sera Me Yousuf Mohammed.

Pour rappel, le gouvernement au pouvoir en 2016 avait annoncé un projet de loi pour la création d’une Prosecution Commission ayant pour but de rendre le Directeur des poursuites publiques (DPP) «accountable» de ses décisions de recommander à la justice d’abandonner des poursuites pénales ou de les maintenir, ou de ses décisions d’instituer ou de ne pas instituer des poursuites pénales. Le DPP aurait eu à répondre à une instance supérieure, lui imposant de revoir ses décisions.

« Ce projet de loi qualifié de « crime contre la démocratie » et mettant en danger le poste constitutionnel du DPP, le PMSD avait décidé de se retirer du gouvernement », a commenté Adrien Duval. Et de rajouter qu’à travers le Prosecution Commission, « le DPP aurait été à la solde du gouvernement ».