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Les futurs retraités disent avoir appris de la Swan qu’il faut attendre la “watershed meeting” en novembre pour être fixés en raison d’un « trou » dans le fonds

Alors qu’ils ont signé pour une “reduced monthly pension with lump sum”, ils se rendent compte que cette option n’est plus possible

Les employés d’Air Mauritius, forcés à prendre leur retraite dans le sillage de la mise sous administration volontaire, sont remontés face aux incertitudes au sujet de leurs pensions. À une réunion hier, avec la compagnie d’assurances Swan, qui gère leur fonds de pension, ils ont appris qu’ils ne pourront plus opter pour une « monthly reduced pension with lump sum ». Or, c’est justement l’option qu’ils avaient choisie quand ils ont signé pour donner leur accord à une mise à la retraite. De plus, il leur a été indiqué qu’il faudra attendre la « watershed meeting », prévue en novembre, pour être fixés alors qu’ils partent à la retraite en août.

Ces employés, qui comptent au minimum 33 années et un tiers de service, disent être tombés des nues lorsqu’ils ont appris des responsables du fonds de pension, qu’il y avait un « trou » et que l’option qui leur avait été proposée plus tôt dans l’année, n’était plus possible.

Un membre du personnel navigant a indiqué au Mauricien ce matin : « quand on nous a appelés pour la mise à la retraite, on nous avait proposé deux options : soit prendre un full lump sum, soit une reduced monthly pension with lump sum. La majorité d’entre nous ont choisi la seconde option. D’ailleurs, c’est ce qui est mentionné dans le document que nous avons signé. Or, aujourd’hui, on nous dit que les conditions sur lesquelles nous avons accepté de partir n’étaient plus valables.»

Avec cette option, explique ce dernier, un futur retraité aurait pu  utiliser son lump sum pour régler ses dettes et avoir la reduced monthly pension pour vivre. Et d’ajouter qu’il n’y a aucune garantie non plus quant à la première option.  « On nous a dit qu’il faut attendre la watershed meeting en novembre pour être fixé, alors que nous partons à la retraite en août. »

Qui plus est, des futurs retraités disent avoir appris qu’il y a un « trou » dans le fonds de pension. Sollicité par Le Mauricien ce matin, le négociateur Ivor Tan Yan abonde dans le même sens. Toutefois, il est catégorique : « Il n’est pas question que les travailleurs prennent une option pour laquelle ils n’ont pas signé. C’est l’administrateur qui leur a demandé de partir et c’est à lui d’assumer ses responsabilités.» Il ajoute que l’État doit agir comme un « père de famille » et faire appliquer ce qui est prévu dans la loi. « En 2017, le Premier ministre avait félicité MK pour l’achat de ses avions qui ont été loués à perte à la South African Airways. Il n’est pas question que ce soit les travailleurs qui en fassent les frais. Le management, les actionnaires et le gouvernement doivent assumer leurs responsabilités car il n’y aura pas de relance économique sans MK. »