Allégations d’abus et d’usurpation de pouvoir — Une ex-cadre d’un organisme public réclame Rs 30 M à son secrétaire

En novembre dernier, nous faisions état de dépenses encourues de près de Rs 4 millions en moins d’un an, dont l’achat d’un véhicule neuf de Rs 1,7 million, au sein d’un bureau public. Ce dossier avait intéressé la Financial Crimes Commission (FCC), plus particulièrement le rôle du secrétaire de cet organisme. Lequel, nommé en 2024 par le secrétaire du Cabinet, aurait profité de l’absence d’un supérieur hiérarchique pour prendre le contrôle de plusieurs décisions administratives et financières relevant normalement d’un Accounting Officer, alors qu’il n’aurait disposé ni du statut ni d’une recommandation officielle pour le faire. Deux mises en demeure lui auraient déjà été adressées, tandis qu’une autre aurait été envoyée au Prime Minister’s Office (PMO), au ministère du Travail et au ministère de tutelle.

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Une ancienne Head of Legal and Investigations, qui lui reprochait de faire obstacle à ses fonctions au point d’usurper ses prérogatives, s’était saisie de la justice pour qu’elle puisse exercer pleinement son travail. Toutefois, la situation ne se serait pas améliorée et cette dernière, qui a démissionné en février dernier, a logé une plainte à l’encontre du secrétaire lui réclamant plus de Rs 30 millions de dommages. Dans sa plainte logée  le 5 juin dernier, l’ancienne cadre soutient qu’en raison d’une série d’actions qu’elle attribue au secrétaire, elle aurait été progressivement empêchée d’exercer ses fonctions et aurait finalement été contrainte de quitter son poste.

Selon la plaignante, elle était « the most senior officer within the Office and was entrusted with legal, investigative, and managerial responsibilities ». Elle affirme que le défendeur aurait engagé « a sustained course of conduct aimed at interfering with, obstructing, and undermining the Plaintiff in the exercise of her lawful duties », ajoutant que le défendeur aurait utilisé son contrôle sur l’infrastructure informatique pour limiter son accès aux ressources nécessaires à l’accomplissement de ses fonctions.

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Responsabilités empiétées

La plaignante allègue notamment que plusieurs adresses électroniques professionnelles lui auraient été bloquées, que son accès à la base de données de l’institution aurait été retiré, que sa licence Microsoft Office aurait été suspendue et qu’elle aurait été empêchée de consulter certains dossiers électroniques. Dans sa plainte, elle dit avoir été « unfairly prejudiced in the discharge of her professional duties, has been emotionally and mentally tortured and humiliated », estimant que ces événements lui auraient causé une importante souffrance personnelle et professionnelle.

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L’ancienne Head of Legal and Investigations soutient également avoir rencontré des difficultés concernant l’accès aux dossiers physiques et aux documents administratifs. Elle affirme notamment que des dossiers relatifs à des plaintes de consommateurs ne lui auraient pas été remis et que certaines correspondances préparées par son département auraient été retenues. Elle avance également que des instructions officielles émanant du Permanent Secretary, concernant la transmission de documents, n’auraient pas été respectées.

Par ailleurs, elle reproche au secrétaire d’avoir empiété sur ses responsabilités en tant que Head of Legal and Investigations. Elle soutient qu’il aurait répondu à des correspondances relevant de son département, participé à des dossiers de nature juridique, transmis des informations aux ministères, et envoyé certains membres de son équipe à des réunions sans son autorisation. L’ancienne cadre estime que l’accumulation de ces événements aurait rendu impossible la poursuite de son emploi.

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