Une hausse de 2,4% en seulement 3 mois et la moyenne sur 12 mois atteint désormais 4,1%, contre 2,9% en 2025
Les plus fortes hausses concernent le pain : +42,9%, le gaz ménager : +26,4%, le diesel : +18,2% l’électricité : +14,4% l’huile comestible : +13,6% les taxis : +12,6% et l’essence : +9,9%
Le coût de la vie a connu une nette accélération au deuxième trimestre 2026. Entre mars et juin, l’indice des prix à la consommation est passé de 109,6 à 112,2 points, soit une hausse de 2,4% en seulement trois mois. L’inflation moyenne sur douze mois atteint désormais 4,1%, contre 2,9% un an plus tôt.
Cette poussée ne concerne pas tous les produits avec la même intensité. Elle provient principalement de quelques dépenses essentielles : carburants, électricité, gaz ménager et pain. Ces quatre postes expliquent à eux seuls environ 65% de l’augmentation trimestrielle de l’indice.
Le transport a renchéri de 4,8%. L’essence a augmenté de 9,9%, le diesel de 18,2%, les taxis de 12,6% et les billets d’avion internationaux de 5,2%. La hausse de l’essence représente à elle seule 0,5 point sur les 2,6 points ajoutés à l’indice général.
Le prix du pain a bondi de 42,9%
La progression est encore plus forte pour le logement, l’électricité et les combustibles, avec une hausse de 6,6%. Les tarifs d’électricité ont augmenté de 14,4%, le gaz ménager de 26,4% et les intérêts sur les prêts immobiliers de 2%. Ces dépenses étant difficiles à éviter, leur augmentation réduit directement le revenu disponible des familles.
L’alimentation a, pour sa part, renchéri de 2,6%. Le prix du pain bondit de 42,9%, celui de l’huile comestible de 13,6% et celui du bœuf frais de 9,4%. La baisse des légumes, des fruits et des herbes culinaires n’a que partiellement compensé ces augmentations.
L’inflation reste donc concentrée, mais elle touche précisément les produits les plus indispensables. Les ménages modestes risquent d’en subir davantage les conséquences, puisqu’ils consacrent une plus grande part de leurs revenus à l’alimentation, au transport et à l’énergie.
La progression de l’indice a, néanmoins, ralenti au fil du trimestre : +1,4 point en avril, +0,9 en mai et +0,3 en juin. Ce ralentissement constitue un début de répit, sans pour autant signifier une baisse des prix. Le principal risque réside maintenant dans la transmission des coûts de l’énergie et du transport aux autres produits et services. La hausse de 3,1% des prix dans la restauration montre que ce mouvement pourrait avoir déjà commencé.
HT
Les principaux signaux d’alerte
- Inflation sur 12 mois : 4,1%
Elle était de 2,9% à la même période en 2025. - Indice général : +2,4% en 3 mois
Il passe de 109,6 points en mars à 112,2 en juin. - Les plus fortes hausses
- Pain : +42,9%
- Gaz ménager : +26,4%
- Diesel : +18, %
- Électricité : +14,4%
- Huile comestible : +13,6%
- Taxis : +12,6%
- Essence : +9,9%
- Le problème central. Carburants, électricité, gaz et pain expliquent environ 65% de la hausse trimestrielle.
- Le risque à surveiller. La répercussion des coûts de transport et d’énergie sur l’alimentation, les commerces et les services.
- Le seul répit. La hausse mensuelle de l’indice ralentit en juin, mais les prix restent installés à un niveau élevé.

