Le ministère de la Santé et du Bien-être a procédé à Roche-Bois au lancement de 200 Lethal Ovitraps à autodissémination dans le cadre de sa campagne de prévention contre la fièvre dengue.
Les pièges, destinés à capturer les moustiques vecteurs de la maladie et les tuer, doivent être installés dans les cours des maisons ainsi que des établissements privés et publics de Roche-Bois dans les prochains jours.
Cette méthode de prévention a été sujette à une évaluation par la Vector Biology de la Control Division en 2020. Elle s’est avérée très efficace pour contribuer à éliminer la population du moustique Tigre.
Cette initiative du ministère de la Santé est une mesure supplémentaire de lutte anti-vectorielle visant à réduire davantage l’incidence du moustique Tigre dans les zones où de nombreux cas de dengue ont été détectés. Ces pièges seront bien évidemment également déployés dans d’autres localités touchées par la dengue dans les prochaines semaines.
Le Lethal Ovitrap est constitué d’un récipient noir contenant une solution de pyriproxyfène (un larvicide), une substance régulatrice de croissance des insectes. Ce piège permettra de contrôler la population de moustiques Tigre de plusieurs manières, à savoir imbiber les moustiques femelles venant pondre dans le piège avec la solution de pyriproxyfène, ce qui raccourcit sa durée de vie d’un mois à une semaine. Les œufs pondus par les moustiques dans la solution chimique ne se développeront pas en moustique adulte.
De plus, cette méthode assurera une réduction considérable de la prolifération des moustiques Tigres, car avant de mourir, les moustiques femelles pondront des œufs dans d’autres endroits, y compris dans l’eau stagnante se trouvant dans les cours fermées et d’autres endroits inaccessibles ou indétectables. En pondant leurs œufs, les femelles contamineront donc les eaux stagnantes avec la solution de pyriproxyfène contenue dans son corps. Ce qui empêchera les œufs et les larves de moustiques présents de se développer en moustiques adultes.
Selon les recherches, les Lethal Ovitraps à autodissémination peuvent surmonter les limites des méthodes de contrôle traditionnelles en ciblant des habitats larvaires cryptiques ou logistiquement inaccessibles. L’autodissémination est une méthode de lutte antivectorielle utilisant une technologie Pull (attraction et transfert) et Push (dispersion et transfert vers les habitats cibles). Cela implique la contamination des insectes par un insecticide biologique ou chimique, et le transfert horizontal ou vertical subséquent de la concentration fatale du produit à d’autres insectes via l’accouplement, la ponte, l’agrégation et d’autres comportements.

