Des membres d’un groupe de la messagerie Telegram ont partagé et troqué des photos dénudées – aussi appelées « nudes » – de femmes et de mineures mauriciennes, et ce, contre leur consentement.

L’affaire, qui a éclaté au grand jour durant le week-end, a provoqué un véritable tollé sur la toile, des internautes ayant décidé de dénoncer les quelque 1 200 membres compris dans ce groupe.

Ainsi, une page humoristique a lancé le « #Exposetomaniak » dans la nuit de dimanche à lundi sur Facebook. Alors que plusieurs internautes ont divulgué sur les réseaux sociaux les identités des membres de ce groupe, demandant aux autorités compétentes de prendre les sanctions qui s’imposent.

Ledit groupe a finalement été désactivé sur Telegram en raison des critiques émises. Parmi les derniers messages échangés sur ce groupe, certains de ces membres font part de leur crainte d’être exposés sur la toile.

Toutefois, d’autres groupes ont été créés en vue de poursuivre les échanges de photos compromettantes.

En parallèle cependant, des femmes visées par ce groupe ont décidé de témoigner. A cet effet, des directs sur Instagram sont tenus depuis samedi soir. Plusieurs survivantes d’agressions sexuelles partagent les expériences qu’elles ont vécues.

Pour rappel, l’année dernière, de nombreux témoignages de survivantes avaient été recueillies à travers la page Instagram #Metoomru, la version mauricienne du mouvement planétaire, #Metoo.